Focus sur les perles

Focus sur les perles utilisées en joaillerie

Focus sur les perles utilisées en joaillerie : Tout d’abord, un peu d’histoire… 

D’une élégance rare, les perles ont traversé les siècles en parant les plus belles femmes avec douceur et finesse. Elles font partie des plus anciennes gemmes connues de l’homme puisqu’elles sont utilisées depuis 3500 av. J.-C. ! Impressionnant n’est-ce pas ?!  À l’époque, les perles deviennent vite populaires car contrairement aux autres gemmes, elles ne nécessitent aucune taille, ni polissage pour révéler leur beauté. Ainsi, symbole de richesse et de pouvoir, elles sont recherchées par les Égyptiens, les Romains et d’autres peuples antiques. Durant des siècles, l’industrie de la pêche à la perle pille de leur trésor lagons et côtes, à tel point qu’en 1880, les lagons sont presque tous vidés ! C’est le développement des perles de culture dans les années 1920 qui diminue les vols et favorise la commercialisation de ces superbes gemmes. 

Et tout d’un coup… Une perle ! 

Par ailleurs, il existe différents types de perles : les naturelles d’eau douce et d’eau salée, celles de culture d’eau douce et d’eau salée et les perles d’imitation. Concentrons-nous d’abord sur la formation de cette précieuse gemme. Ce sont en fait des mollusques à deux coquilles (huîtres ou moules) qui la créent en se défendant contre un “intrus”, comme un grain de sable qui se faufile entre la coquille et la chair. La peau externe du coquillage forme alors un sac autour de l’intrus et l’enveloppe de nacre. Et un beau jour,  avec le temps… une perle apparaît ! 

Les perles naturelles d’eau douce et d’eau salée

Les perles d’eau salée 

Ces perles se produisent dans la nature sans aucune intervention humaine dans les mers chaudes de l’équateur (mer rouge, mer du golf, etc.). Ce sont les pintadines, dites “huîtres perlières” qui vivent sur des “bancs” s’étendant le long des côtes à environ 15 à 20 mètres de profondeur. Pour aller les pêcher ? Rien de plus simple ! Une petite apnée vous permettra de décrocher le gros lot ! Seulement, il faudra être patient car une huître sur 30 ou 40 contient la précieuse ! Si vous arrivez à en trouver une, elle sera de couleur crème à blanche, grise, violacée, noir, jaune à or. Ces perles sont aujourd’hui les plus belles et les plus chères !

Les perles d’eau douce 

Ces perles sont rarement de bonne qualité. Elles n’ont d’ailleurs plus aucun poids commercial. Elles sont assez rares car la pollution de l’eau les a fait disparaître… Il reste quelques bancs qui se trouvent dans les pays scandinaves, en France ou en Allemagne mais leur pêche y est interdite. Leurs couleurs varient entre crème, blanc, lilas, violet, pêche, rose et bronze. A l’époque du Moyen-Âge, ces dernières avaient beaucoup plus de valeur. D’ailleurs, en Europe, les pêcheries de perles appartenaient strictement aux princes. Les perles pêchées en leurs terres devaient leur être personnellement remises ! Focus sur les perles

Les perles de culture d’eau douce et d’eau salée

Les perles d’eau salée 

Dans les débuts des années 1900, il ne reste que peu de bancs d’huîtres perlières et il devient compliqué de répondre à la demande croissante en perles. C’est donc naturellement que l’homme s’est mis à chercher une solution pour les cultiver en grande quantité ! Le producteur de perles japonais Mikimoto Kôkichi trouva cette solution en 1913. Le principe de la culture est simple : l’homme force des huîtres perlières à produire des perles en introduisant lui-même “l’intrus” dans la coquille. Puis il faut attendre deux à trois ans avant d’en extraire le fruit. Les perles sont pêchées l’hiver quand leur éclat est le plus beau ! Par ailleurs, il existe ensuite plusieurs traitements permettant d’améliorer leur couleur : blanchiment, teinture ou irradiation.

Les perles d’eau douce 

Comme les perles naturelles, les perles d’eau douce sont moins chères que les perles d’eau salée. Elles sont cultivées dans les rivières, bassins et lacs. Une fois de plus, ce sont les japonais qui les cultivent en premier.  Aujourd’hui, le marché est majoritairement détenu par les Chinois. Ils ont trouvé une astuce pour cultiver les perles très rapidement permettant de les pêcher huit mois après l’introduction de “l’intrus”. Ces perles ont moins de valeur sur le marché car elles sont rarement rondes, leur couche de nacre est très faible et elles sont assez fragiles… La couleur naturelle de ces perles est crème à blanche, rose à pêche, lavande à violette, verte et orangée. Elles ne sont jamais grises ou noires ! Ces deux couleurs sont obtenues par teinture. 

Focus sur les perles utilisées en joaillerie : les perles d’imitation 

Les imitations de perles sont vieilles d’au moins 2 000 ans ! Les Romains les produisaient en verre en les recouvrant de feuilles iridescentes. Plus tard, au Moyen-Âge, sont apparues des recettes “maisons” : blanc d’oeuf, rosée ou bave d’escargot même… Bon appétit ! À la fin du XVIIe siècle, Louis XIV fait fabriquer des perles appelées “perles romaines ». Elles sont en verre soufflé, creuses, enduites à l’intérieur d’essence d’Orient, composée d’écailles de poisson et d’eau… Charmant mélange là aussi. Aujourd’hui, cette technique de verre soufflé existe encore. 

Comment reconnaître une vraie perle ?

Si vous souhaitez savoir si votre perle est une “vraie” ou non, regardez d’abord la qualité de sa surface. S’il s’agit d’une fausse, celle-ci sera nettement moins belle, un peu granuleuse. Vous pouvez aussi ressentir la masse de la perle entre vos doigts, les vraies perles sont assez lourdes, contrairement aux fausses. Enfin, vous pouvez aussi tester la robustesse de la perle… avec les dents ! Mais c’est à éviter… vous risqueriez de la casser !    Vous avez une perle traîne au fond de votre tiroir ? Qu’elle soit naturelle ou de culture, n’hésitez pas à la faire monter en ravissant pendentif ou bracelet, il fera très bon effet pour l’été !    Bonne vacances ! 

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