ActualitésQuoi de neuf ?

07Juil
2020

Just in time!

La 1ère fois que j’ai rencontré ce couple de « bientôt fiancés », c’était sous l’œil attentif de la maman de Paul. Echanges de sourires et politesses…puis on entre dans le vif du sujet.

Hermance semble timide tandis que son fiancé, souriant, attend impatiemment d’en savoir un peu plus…

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La conversation s’anime. Notre fiancée souhaite un rubis, très rouge, très pur, très beau ! La barre est haute ! Elle sait parfaitement ce qu’elle veut et trouve les mots justes pour l’exprimer.

La maman, discrète, intervient ponctuellement pour apporter une précision ou poser une question que le couple d’amoureux pourrait oublier.

Rubis et

Les idées naissent…Il faut que la pierre de centre respire et que l’ensemble paraisse léger et raffiné. Un serti clos serait donc trop imposant et s’efface au profit de griffes en pointe.

Paul quant à lui n’hésite pas à prendre la parole quand il le faut. Avec un visage très bienveillant, il sait faire passer les messages avec beaucoup de tact et de finesse.

Nous progressons.

Pour comprendre le caractère d’Hermance et son univers, il faut creuser dans son histoire.

Ainsi, j’apprends avec amusement que si nos deux tourtereaux se sont un jour rencontrés, c’est grâce à l’intervention discrète de leurs grands-mères respectives. Puis, le destin ou la Providence fera le reste…

Je découvre également que si l’un et l’autre ont intégré cette école militaire prestigieuse, c’est qu’ils partagent des valeurs communes : la rigueur, l’exigence, l’amour de leur pays, la Foi.

Enfin, ils m’annoncent que les fiançailles auront lieu dans 3 semaines. Douche froide…ou challenge ambitieux !

Finalement, j’opte pour le challenge. L’équipe de l’Atelier Mähler se met en marche pour honorer cette date. Les dessins personnels sont envoyés tandis que l’un d’entre eux fait l’unanimité.

Il reste encore à trouver la place de ce petit rubis de pavage auquel Paul tient beaucoup. Et puis, ça y est !

 

J-1 : livraison de la bague. Les fiancés étant indisponibles, c’est donc la maman qui réceptionne ce trésor ! Soulagée par le respect du timing, elle exprime son entière satisfaction avec beaucoup de joie.

Quant à moi et une fois de plus, j’ai pris beaucoup de plaisir à cheminer un instant de vie avec ce couple dont je garderai un excellent souvenir !

Voici le message de la maman de Paul :

 

« La bague est magnifique et je vous remercie d’avoir fait en sorte que nous l’ayons pour dimanche. Un immense merci pour cette aventure à laquelle j’ai participé avec beaucoup de plaisir et qui m’a donnée quelques idées !

04Juin
2020

M comme Anne

M comme Anne, c’est l’histoire d’une rencontre aussi touchante qu’exaltante.

M comme Anne commence dans notre atelier parisien, un soir du début de l’année…Les parents que j’accueille ont 4 jeunes enfants et portent un projet de longue date: celui de refaire cette bague de fiançailles, récente,  mais dont la pierre a été vendue cassée par un joaillier parisien peu scrupuleux… Par ailleurs, elle ne correspond pas vraiment à ce qu’ils attendaient…

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M comme Anne, c’est un échange sincère et simple, plein de vérité et d’admiration. C’est aussi le constat d’un parcours de vie dont nous partageons certaines étapes.

M comme Anne, c’est l’histoire de ce projet familial un peu fou consistant à traverser la France à dos d’âne pour rejoindre Lourdes. Le fil conducteur des parents: offrir à leurs enfants, et en particulier à l’une de leurs petites filles malade, une vie intense et belle où l’émerveillement quotidien est une grâce.

M comme Anne, c’est ce périple de 2 mois à travers champs et forêts, guidés par la présence bienveillante de Marie.

M comme Anne, c’est le retour de cette aventure familiale extraordinaire avec cette volonté de donner du sens à cette bague.

M comme Anne, ce sont ces saphirs en épaules composés de 3 nuances différentes de bleu, du centre aux extrémités et ponctués de petits diamants sobres et délicats. Ce sont aussi ces anges aux poires ailées et au corps diamanté que l’on devine sur les côtés.

M comme Anne, c’est l’histoire de belle cette rencontre aussi touchante qu’exaltante…merci chers amis! Soyez heureux et que Dieu vous bénisse+

10Mai
2020

A la découverte du spinelle

Nous vous proposons aujourd’hui de nous attarder sur l’une des plus fascinantes des pierres fines: le spinelle. Et oui! Le spinelle n’est pas une pierre précieuse. Il pourrait. Mais non. En revanche, il se peut qu’il le devienne un jour ! C’est peut-être pour cela qu’il prend tous les jours un peu plus de valeur ? Qui sait ?

A cet instant, j’en entends déjà certains d’entre vous grommeler : « Mais de quoi parle-t’il ? Spinelle ? Connais pas ! » Sans plus attendre, focus sur cette pierre légendaire.

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Légendaire, oui ! Elle a fait couler beaucoup d’encre ! Imaginez par-exemple que le « Rubis du Prince Noir », célèbre pierre ornementale de la couronne d’Angleterre, de couleur rouge intense, soit en réalité un spinelle de 170cts. Il a fallu attendre la naissance de la gemmologie et les progrès en physique et chimie pour découvrir la supercherie ! Drôle de surprise pour nos amis d’Outre-Manche !

Oui, vraiment, le spinelle a tout d’une grande :

La dureté d’abord. Elle est de 8 sur l’échelle de Mohs, comme l’émeraude, les topazes et d’autres encore.

L’éclat ensuite. Quel éclat ! Identique à celui du diamant, la pierre, quand elle est bien taillée, devient extrêmement lumineuse et scintillante.

Sa couleur : Cette gemme existe dans presque toutes les couleurs mais sa variété la plus prisée est d’un rouge voisin de celui du rubis. On atteint alors des sommets !

L’origine de toutes ces nuances provient de la présence, lors de la cristallisation, de chrome, de fer, de vanadium.

Le spinelle partage les sites où l’on trouve le saphir et le rubis. Ainsi, les principaux gisements alluvionnaires se situent au Myanmar, mais aussi au Sri-Lanka ou encore en Afghanistan.

Quant aux deux plus gros spinelles jamais découverts, ce sont des cristaux octaédriques roulés, pesant chacun 520ct et conservés au British Museum, à Londres.

Si vous avez un jour l’occasion de vous offrir un spinelle, faites-le ! Cette pierre se remarque. Elle est intrigante et vraiment atypique. Encore méconnue, elle mérite largement d’être portée et magnifiée sur des montures élégantes et raffinées.

Vous voulez en savoir plus sur le spinelle ? Vous pouvez bien sur contacter l’Atelier Mähler !

23Avr
2020

Jusqu'au bout de ses idées...

Pour cette nouvelle bague de fiançailles, les indicateurs sont au vert. En effet, les parents de Guillaume ont déjà fait appel à l’Atelier MÄHLER pour  une  transformation, quelques années auparavant. Très satisfaits par le résultat, ils m’ont envoyé leur fils aîné et leur future belle-fille l’année dernière pour leurs fiançailles. De cette rencontre était née une belle bague, toute en dentelle diamantée, très épurée et imposante.

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Conquis par le travail de l’équipe, c’est, cette fois-ci, le second de la fratrie Guillaume qui me contacte. Le rendez-vous est pris. Nous nous voyons dans la semaine.

Le soir en question, j’accueille donc notre couple qui se présente à l’heure dite. Je découvre alors un grand et costaud gaillard, au sourire franc, au regard droit. Il est accompagné de Sophie, jeune fille pétillante et jolie, dont l’énergie et la spontanéité tentent de se dissimuler derrière une réserve de circonstance. Sourires, cafés et on s’installe.

Notre fiancée a bien étudié la question. Elle me fait rire. Très vite, sa timidité s’estompe au bénéfice d’un naturel et d’une fraîcheur délicieuse. L’historique familial joue probablement en la faveur de notre échange, mais j’ai le sentiment que nous sommes finalement trois amis qui se retrouvent pour discuter de choses et d’autres. C’est très agréable et rigolo à la fois!

Nous évoquons les formes du futur bijou, ses angles s’il y en a, son contour, ses pierres. Sophie est formelle: elle souhaite du diamant…tout en rajoutant, amusée et avec un humour complice, que celui de centre sera gros! Elle aime ainsi la douceur de l’or rose, plus velouté que le jaune et moins froid que le blanc. Je hoche la tête en signe d’approbation. Nous rentrons dans les détails des sertissages, de l’envers de la monture et de la largeur du bijou. Tout y passe. Le couple se prête au jeu avec assiduité et beaucoup d’intérêt. Puis nous nous séparons avec le sentiment d’avoir passé un excellent moment. L’heure est aux propositions…

10 jours après, une planche de dessins leur est envoyée. Sophie est sous le charme de l’un d’entre eux. Elle est emballée et sa joie est éclatante. Sauf…qu’elle aimerait modifier un détail: le sertissage des pierres dessinant les poires d’épaules. Je les ai imaginées encadrées par un élégant filet délicat; elle les souhaite en serti descendu, sans filet. Questions, conseils et…questions…encore…. Elle est hésitante et n’arrive pas à statuer. Malgré mon insistance bienveillante à opter pour le filet, elle doute et finit finalement par valider…mais non! Elle revient sur sa décision…Guillaume joue le rôle d’intermédiaire dans ces échanges qui s’éternisent. Les jours passent…et il faut se décider! Il a jeté l’éponge et je m’entretiens désormais avec sa fiancée. Elle aura finalement le dernier mot: ce sera un serti descendu!

La bague sera ainsi réalisée et remise au couple en soirée. Malgré l’excitation, elle n’aura le droit de la découvrir que  le jour des fiançailles. Quelle frustration pour notre Sophie et son caractère bien trempée. Sa joie sera à la hauteur de sa patience…Je vous livre ci-dessous son petit témoignage écrit, son plus grand remerciement étant son éclatant sourire, quelques jours plus tard, au bureau.

 

« Cher Jean-Philippe, merci encore pour la superbe bague que nous avons faite ensemble ! Elle est vraiment géniale et nous en sommes ravis ! L’aventure nous a beaucoup plus et nous vous recommanderons sans hésitation à nos copains! A bientôt! Sophie »

14Avr
2020

Pendant le confinement, nous travaillons!

Vous êtes nombreux à prendre contact avec l’Atelier MÄHLER en cette période aussi inédite que désarmante. Merci de tout cœur de votre fidélité et de l’intérêt que vous portez à notre travail.

Vos questions sont nombreuses : quid de ma bague de fiançailles sur-mesure ? Sera t’elle prête à temps ? Peut-on passer commande d’une nouvelle création ? Travaillez-vous ? L’atelier est-il ouvert ?

Voici donc le point sur la situation :

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D’abord, l’Atelier MÄHLER n’est jamais totalement fermé ! Nos clients fidèles le savent : même un 15 août, vous aurez quelqu’un au bout du fil ! Les mesures actuelles de confinement ne font donc pas exception à cette règle: Oui, nous travaillons, mais différemment.

Ensuite, comme la plupart d’entre vous dans vos activités professionnelles, nous avons dû nous adapter….et faire contre mauvaise fortune bon cœur ! C’est l’esprit de la maison : Haut les cœurs !

Alors, malgré la fermeture de notre atelier, l’impossibilité de fondre l’or ou de sertir vos pierres, nous pouvons néanmoins assurer les étapes primordiales de toute bague de fiançailles sur-mesure ou autre création unique : la rencontre, les échanges, les propositions de dessins et la modélisation !

« Quoi !? Des rendez-vous par téléphone, est-ce vraiment possible ? » Et oui! Absolument !

D’ailleurs, ce fonctionnement n’est pas tout à fait nouveau chez l’Atelier MÄHLER. Nous le pratiquons régulièrement à l’occasion de commandes passées par des clients en province ou à l’étranger. Ainsi, nous avons pu, grâce à cela, réaliser des bagues de fiançailles sur-mesure et d’autres bijoux uniques pour le Luxembourg, Singapour, la Suisse, l’Autriche, le Sénégal, le Canada…

Cette phase préliminaire et ô combien importante prend en moyenne 3 semaines : un rendez-vous téléphonique, un 2ème si besoin, une réflexion et une recherche de dessins qui vous sont envoyées. Puis, vos commentaires et retours permettent d’affiner le projet, de retoucher la courbe d’une volute, d’un entourage ou encore la dimension d’une pierre de centre…

Enfin, une fois la bague de fiançailles sur-mesure écrite, il faut la modéliser…quelques jours supplémentaires seront nécessaires avant de la découvrir en 3 dimensions. Il sera encore temps de modifier quelques traits ou mouvements. Et puis ça y est ! Joie ! Vous découvrez enfin votre bijou à travers son volume et ses couleurs…!

Il sera alors grand temps de ré-ouvrir les ateliers de fonte, de joaillerie, de sertissage…Le printemps, bien installé dans les jardins, la nature, les rues et les cœurs, vous sourira avec délice !

Nous reprendrons le cours de votre bague de fiançailles sur-mesure avec le plus grand soin pour vous la livrer à temps pour l’évènement tant attendu !

D’ailleurs, nous vous informons qu’un certain nombre de créations attendent déjà patiemment leur tour…La vôtre en fait peut-être partie ? Sinon, il est encore temps de nous contacter !

Nous vous souhaitons patience et courage !

09Avr
2020

René Boivin

J’ai souvent entendu dire de l’Inde par des voyageurs aux longs cours qu’on tombe amoureux de ce pays ou bien qu’on le déteste. Mais ce qui est sur, c’est qu’on n’y reste jamais indifférent.

C’est un peu la même chose avec René Boivin.

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Français, il nait en 1864 dans une famille d’orfèvres. Dès lors, l’esthétisme, la noblesse des matières, les mouvements des motifs et la couleur qui l’entourent joueront certainement un rôle crucial dans sa vision de l’art et de la séduction.

Ses parents meurent très jeunes et, après un séjour comme apprenti chez son frère ainé orfèvre, Victor, il s’installe en 1893 rue de Turbigo, à la tête d’un atelier de joaillier qu’il rachète.

Peu de temps après, il épouse Jeanne Poiret, soeur de Paul Poiret, qui, en plus d’être une femme aimante, se révèlera une collaboratrice et designer extraordinaire. Ils travailleront ensemble main dans la main jusqu’au décès prématuré de René, en 1917.

Néanmoins, le style Boivin était né : les formes épurées, les associations de matières, le contre courant et le sur-mesure hissent rapidement la Maison au rang d’incontournable. Le tout Paris chic et tendance se presse dans les Ateliers pour se faire faire LE bijou unique, exempt de signature et de poinçon, car le style parle de lui-même…!

En 1920, Suzanne Belperron rentre chez Boivin en tant que styliste et réalise les dessins sous l’impulsion de Jeanne et son esprit extrêmement créatif. Issue de l’Ecole de Beaux Arts, elle perpétue l’esprit du créateur tout en instaurant son style : Ainsi, alors que l’Art déco ou « les ronds dans des carrés » fait fureur, elle dessine et conçoit des bijoux massifs mais tout en rondeur, en courbes et en volutes. Et ça marche !

Jeanne Boivin meurt en 1959. Suzanne Belperron a quant à elle quitté l’entreprise depuis 27 ans. Louis Girard en reprend les rennes sans grandes convictions et les transmet rapidement à la baronne Marie-Caroline de Brosses puis au groupe Asprey du Prince Jefry, frère du sultan de Brunaï, en 1991.

Ce sera alors la fin de l’histoire Boivin, mais le début d’un mythe.

Aujourd’hui, les bijoux non signés s’arrachent à prix d’or dans les salles de vente…Alors, si un jour par hasard vous croisez un bijou Boivin, vous vous surprendrez à « adorer » ou « réprouver », mais ce qui est sur, c’est que, tout comme l’Inde, vous ne resterez pas indifférente devant ce quelque-chose de sensuel et d’envoutant qui s’en dégage…

 

L’Inde, moi, j’ai adoré.

02Avr
2020

Carnet de voyage: une journée au Sri-Lanka

La morosité s’est installée sur la France…Le contexte actuel vous déprime?  Envie de voyages, de nature, de dépaysement et de contrées lointaines? Alors laissez nous vous emmener au Sri Lanka, à la recherche des bruts de saphirs, un matin shopping comme les autres…

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08h du matin quelque part aux alentours de Ratnapura. Nous sommes au centre-sud-ouest de l’île et à l’heure qu’il est, l’animation dans ce quartier spécialisé bat son plein ! Ici s’achètent et se vendent des pierres brutes. Par centaines.

Le scooter est notre dernier rempart avant la charge incessante des mineurs businessmen. Nous voilà garés…et déjà submergés !

Il faut alors savoir faire preuve de fermeté tout en se montrant coutumiers de ce genre de ballet. Peu parler. Ne regarder que les pierres, pas les visages. Et surtout commencer par rendre un brut intéressant tout en feignant son désintérêt le plus total. Et oui ! Acheteur de pierres est un vrai métier!

 

Une fois en main, le minéral souvent informe ne révèle que peu d’éléments : opacité, inclusions et doutes surgissent. Il vous faut alors vous munir d’un outil essentiel : une torche. Elle vous permettra de lire le cristal à travers son enveloppe extérieure et de découvrir ainsi son potentiel réel.

C’est l’éclairage de biais qui est alors de mise. Il favorise le passage de la lumière et, avec de l’expérience, du savoir-faire et une petite dose de chance, vous pourrez imaginer la pierre taillée et sa couleur. Vous avez intérieurement sélectionné votre brut ? Faites le comprendre à votre vendeur !

La 2ème partie de l’aventure débute. C’est la plus longue. Par un jeu habile de mimiques démonstratives, vous devrez vous montrer tantôt scandalisé, tantôt optimiste, parfois souriant mais surtout indigné, découragé ou finalement désintéressé… Bref, un vrai jeu d’acteur !

Et si finalement vous obtenez gain de cause, dites-vous que votre interlocuteur fait encore une affaire. Mais c’est bien ainsi car, au final, cela lui permettra de s’offrir le soir une « Lion Stout », la bière du pays à la robe impénétrable, pour un lendemain identique au précédent.

Je vous emmène ?

27Fév
2020

Le diamant, cette larme d'éternité

Le diamant…ce petit morceau d’éternité, matière minérale la plus dure au monde, peut parfois atteindre des sommets. Les raisons de son succès : ses caractéristiques techniques exceptionnelles, sa dureté, son éclat adamantin et…son pouvoir d’attraction souvent imité, mais jamais égalé. Mais d’ou vient-il ? Comment se fabrique t’il ? Focus sur le phénix des pierres de joaillerie.

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Le diamant est une gemme d’origine minérale. A ce titre, il provient du sous-sol de notre terre et plus précisément de ses entrailles. Mais ça, c’est comme la plupart des autres pierres.

Pour faire simple, disons qu’aux profondeurs dont on parle (entre 150 et 300kms) les températures sont extrêmes : il y fait entre 1300 et 2000°. Et cela tombe bien ! Parce qu’à ces niveaux de température, la pression exercée sur la matière est colossale. On parle de 75 tonnes par cm² ! Bingo ! Nous avons le trio gagnant : des hautes températures, des hautes pressions et de la matière composée d’atomes !

La matière devenue fusion est donc liquide. Il suffit alors d’un mouvement de plaques (éruption volcanique, tremblement de terre) pour libérer cette matière. Sous la puissance du choc, une grande partie va alors remonter à la surface (la lave) tandis qu’une autre va s’éloigner du point chaud en se faufilant dans les fissures horizontales de l’écorce terrestre. Sa course s’arrêtera alors, sous la surface de la terre, dans un endroit ou elle va s’accumuler. Cette cavité s’appelle la chambre magmatique.

Va alors commencer un processus très très lent de refroidissement de la matière. Les atomes qui la composent vont donc avoir tout le temps de se rassembler pour former des associations gagnantes. Plus le refroidissement est lent, plus la cristallisation sera bonne. Et une bonne cristallisation aboutira à une gemme de qualité, pure et à la couleur homogène.

Mais alors, au fait…et le diamant dans tout ça ?

Et bien lui résulte d’une association de carbone et…de carbone ! Composé de carbone pur, il doit être protégé des températures extrêmes. Du coup, lors de son ascension vers la surface de la terre, et la nature étant bien faite, les cristaux de diamant brut vont s’entourer d’une roche également magmatique, la kimberlite. Une fois l’éruption passée, il suffira de repérer les « cheminées kimberlitiques ». C’est au cœur de ces pipes que se cache le cristal tant convoité !

Alors, mesdames, rendez-vous compte de la chance que vous avez car oui, assurément, vous portez sur votre doigt un petit bout d’éternité !

20Fév
2020

Bagues de fiançailles: quelle pierre de centre?

La saison des fiançailles a commencé! Au-delà de la bague de fiançailles qui sera offerte à cette occasion, je suis profondément heureux de constater que vous êtes nombreux à prendre cet engagement avec la volonté de construire une relation durable et solide, ancrée dans un vrai Amour et souvent dans la Foi! Bravo et merci!

Parmi les futures fiancées que je rencontre, il y a les rêveuses, celles qui s’y prennent à la dernière minute, les « je sais exactement ce que je veux » et les indécises.

C’est plutôt à ces dernières que ce post est destiné, quoique…

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Ainsi donc, il vous a demandée en mariage. Félicitations! La prochaine étape, ce sont vos fiançailles au cours desquelles il vous offrira…une bague de fiançailles! Vous en avez peut-être rêvé…et le moment est enfin arrivé de s’en occuper!

Pour commencer, vous devrez sélectionner la pierre de centre qui sublimera cette bague de fiançailles. On la choisit principalement parmi les 4 pierres précieuses. Et pourquoi me direz-vous ? Parce- qu’elles offrent une très bonne dureté ! Vous porterez votre bague de fiançailles tous les jours de votre vie. Elle sera soumise aux chocs, aux agents extérieurs, aux frottements…Mieux vaut que la pierre soit solide !

Vous avez donc le choix entre diamants, saphirs, rubis et émeraudes.

Le diamant est la pierre la plus dure (dureté de 10). Elle est synonyme de pureté et de fidélité (la fidélité, c’est purement marketing). Il a un éclat adamantin qui lui permet de scintiller de 1000 feux ! Il s’associera très bien à l’or blanc, au platine ou encore à l’or jaune de votre bague de fiançailles. C’est une des pierres les plus chères.

Le saphir comme le rubis font parti de la famille des corindons. D’ailleurs, un rubis est en réalité un saphir rouge…tout simplement! Ils ont les mêmes caractéristiques techniques, donc la même dureté : 9.

Le saphir est souvent choisi bleu pour une bague de fiançailles. Parmi les arguments cités, il y a le fait que le bleu se porte avec la plupart des tenues et que le contraste entre le bleu et le diamant est juste sensationnel et magnifique!!

Pourtant, le saphir offre une multitude d’autres couleurs fascinantes: vert, jaune, rose, gris, incolore ou encore orange…

Le bleu se décline en un grand nombre de nuances. La plus recherchée est le bleu royal ; c’est aussi la plus chère. Plus on l’éclaircit et plus les prix s’adoucissent !

Il s’accorde avec tous les caractères, les couleurs et les envies. C’est une valeur sure !

Le rubis quant à lui est la pierre de la passion. Proportionnellement, il y a moins de bague de fiançailles avec rubis qu’avec les autres pierres précieuses.  Son rouge le plus subtil est le « sang de pigeon » de Birmanie. C’est le plus rare et ses prix peuvent atteindre des sommets.

Quoiqu’il en soit, le rubis comme le saphir se marient parfaitement bien avec les ors blanc ou jaune, bien que ce dernier révèle une facette plus classique de la personnalité.

Enfin, les bagues de fiançailles s’associe très bien avec le vert de l’émeraude. De dureté 8, elle est réputée plus fragile que les autres. En effet, sa ténacité, c’est à dire sa résistance aux fractures internes, est faible. Il faut alors privilégier les sertis clos qui réduiront l’impact d’un choc, à moins de choisir une pierre de très belle qualité !

Quant au choix de la monture ? Le plus simple, c’est de nous appeler !

A bientôt:)

05Fév
2020

Les coulisses de la fabrication d'une bague de fiançailles made by L'Atelier MÄHLER

J’aime toujours rappeler à mes clientes qu’elles portent au bout de leur doigt un véritable trésor ! D’abord parce que leur bague de fiançailles met très souvent en valeur une sublime pierre de centre, fine ou précieuse, qui a donc un coût.

Ensuite, parce que ce bijou accompagne souvent un événement ou une occasion qui y apporte un caractère sentimental. Et ça, vous le savez, ça n’a pas de prix !

Enfin, parce-que derrière cette bague sur-mesure, il y a un véritable travail d’artisans, un savoir-faire inestimable, demandant au moins l’intervention de 7 intervenants !

Penchons-nous un peu sur l’envers d’un fabrication sur-mesure by L’Atelier MÄHLER

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D’abord, et surtout, il y a une rencontre. La confiance est la base de toute relation. Et spécialement dans cet univers secret et mystérieux de la joaillerie. Aussi, il est donc important d’avoir le temps de passer du temps.

Ce moment est l’occasion de « briser la glace », d’en savoir un peu plus et de cerner les envies de la chanceuse fiancée.

Au fur et à mesure que les idées apparaissent et surgissent autour de la table, les dessins et les formes naissent dans mon esprit. De la rondeur ou de la rigueur pour cette bague de fiançailles sur mesure? Du blanc, du jaune ? Du rose? De la légèreté ? De la finesse ? Toutes ces questions devront à un moment ou à un autre trouver leurs réponses…

Ca y est ! Les idées sont plus claires. Les inquiétudes sont levées, les interrogations dénouées. Il est temps de prendre congé. Vous repartez enchantés tandis que je me retrouve face à mon bloc.

Il s’agit maintenant de vous dessiner : votre caractère, vos envies, vos rêves, vos couleurs, vos formes et vos passions…tout y passe. Mon meilleur ami : Wikipédia ! Je cherche des symboles, des histoires, des origines… Et puis, la magie opère !

Petit à petit, les idées apparaissent. Structurées. Progressives. Le crayon caresse la feuille avec délicatesse et les traits, désordonnés et grotesques, dévoilent finalement une esquisse de projet. La bague de fiançailles se dévoile timidement. Plus le dessin avance et plus les idées fusent. Il y aura une 2ème proposition ! Non ! Une 3ème, puis une 4ème…Joie de l’imaginaire qui se régale à créer des situations ou des mises en scène !

Nous y sommes. Quelques heures où quelques jours plus tard, la planche rassemble une série de croquis qui vous seront présentés. Votre bague de fiançailles est là…mais vous ne ne le savez pas encore! Il y a toujours ce moment d’anxiété au départ du mail porteur des maquettes envisagées. Et puis l’attente…interminable, longue et stressante. Ai-je vu juste ou suis-je à côté de la plaque ? La réponse ne se fait heureusement pas souvent attendre. La sonnerie du téléphone retentit pour laisser l’élégante s’exprimer. Ouf ! Vous êtes conquise ! Vos explications et argumentations déterminent la plupart du temps votre choix. Nous sommes fixés !

 

L’étape suivante, c’est la fabrication de la cire. Deux méthodes sont utilisées. La cire manuelle ou l’impression 3D.

Pour résumer, je dirais que la cire 3D apporte une vraie valeur ajoutée sur la qualité de détails, de symétrie et de technicité de la future bague de fiançailles ou de toute création sur-mesure.

La cire manuelle quant à elle permet de travailler des créations simples avec toute « la noblesse traditionnelle » de la joaillerie.

Quoiqu’il en soit, dans les 2 cas, nous obtenons une cire de la forme du bijou final.

Il faut maintenant procéder à la fonte, ou comment transformer cette cire en or. La réponse s’appelle la fonte à cire perdue.

Ce procédé consiste à fabriquer un moule de cette cire. Soit en plâtre, soit en caoutchouc, le moule va épouser la forme et les contours de la cire et devient ainsi l’empreinte de la bague de fiançailles.

Une fois le moule créé, on le place dans un four à induction qui, par l’effet de la chaleur, va permettre à la cire de se désintégrer.

Le métal est alors chauffé jusqu’à sa fusion, tandis que le moule placé dans une fondeuse. Envoyé sous pression, l’or va alors prendre la place de la cire.

On refroidit l’ensemble en le trempant dans l’eau froide et on obtient alors ce que l’on appelle un brut de fonte.

Le fondeur a alors terminé son travail. Je récupère la bague de fiançailles; Tout un travail de joaillerie commence. Il consiste à « rattraper » la fonte.

Cette étape est primordiale et permet déjà d’entrevoir le rendu final. A l’aide d’outils spécifiques, le joaillier va nettoyer la fonte en caressant la matière. Aucune partie ne sera oubliée. Il atteindra les ajourages et les petits espaces grâce à des fils qui, par un mouvement de va-et-vient, permettront de dessiner des angles parfaits et de polir les surfaces de la future bague de fiançailles.

C’est également le moment d’assembler les différents éléments de votre bague de fiançailles. En effet, il arrive régulièrement que le bijou soit réalisé en plusieurs morceaux qui, une fois rattrapés, seront alors soudés entre eux.

Le joaillier prépare ainsi l’étape suivante : le sertissage.

Il existe beaucoup de manière de sertir une pierre. Voici, pour vous éclairer, les principaux types de sertis couramment utilisés:

1) Le serti griffe

La plupart du temps utilisé pour mettre en valeur la pierre de centre d’une bague de fiançailles, le serti griffe consiste à loger la pierre dans un chaton (une espèce de cage en or légèrement conique) dont les extrémités supérieures (les griffes) seront rabattues sur le dessus de la pierre.

Ainsi, elle est maintenue de tous côtés tout en offrant à son propriétaire une vision très épurée de sa gemme. En contemplant le bijou du dessus, seules les griffes (de 3 à 8), discrètes, seront visibles.

2) Le serti clos

Ce moyen de sertissage permet, par-exemple, de protéger le feuilleti d’une pierre, comme une émeraude par exemple. Il consiste à ceinturer la gemme dans le métal, en le rabattant tout autour à l’aide d’une marteleuse.

Evidemment, la création d’un serti clos empiète légèrement sur la surface de la pierre et donc, sur sa visibilité. Il est donc plus approprié sur des pierres importantes.

Il existe 2 types de serti clos: « à fond ouvert » ou « à fond fermé ».

Le 2ème était très répandu au XIXème siècle pour « donner l’illusion de ». Il suffisait alors de prendre un morceau de verre taillé et de glisser entre la pierre et le fond métallique une feuille de la couleur souhaitée. Ainsi, le verre incolore prenait la couleur recherchée avec l’impossibilité à son propriétaire de déceler la supercherie!

Le 1er, quant à lui, est aujourd’hui couramment utilisé et…plus question de duper le client!

3) Le serti grains

Utilisé principalement pour les pavages de petites pierres, il consiste, à l’aide d’une échoppe, à pousser des grains de métal sur le feuilleti de la pierre en formant des « mini griffes ». Ainsi, elle est extrêmement bien maintenue.

4) Le serti rail

Le serti rail consiste à positionner les pierres de même diamètre/largeur entre 2 rails dont on va rabattre le métal au-dessus et en-dessous. On utilise notamment cette technique pour les alliances pavées de princesses (diamants carrés). Les pierres sont ainsi positionnées côte à côte. On les bloque en rabattant le métal de chaque côté.

5) Le serti masse

Même principe que le serti clos à la différence que la table de la pierre sertie masse affleurera la surface du métal. Cela donne l’impression d’une pierre incrustée dans la monture. Elle sera toujours plus ou moins réhaussée dans les autres cas de sertis.

D’autres sertis existent, mais les plus usuels sont là!

Notre sertisseur a enfin achevé sa mission. Il fait un travail exceptionnel ! Pour reconnaitre la qualité du travail d’un sertisseur, il suffit d’observer à la loupe les grains réalisés pour sertir des pierres de pavage. S’ils sont bien ronds et réguliers, alors, notre homme a bien utilisé un perloir, gage de professionnalisme et d’expertise !

Notre bague de fiançailles est presque terminée. Le chef d’atelier récupère la monture sertie. Elle est encore légèrement mate et anguleuse. La presque dernière touche consiste à polir l’ensemble. A l’aide de brosses aux poils de différentes duretés, le polisseur va exercer, là encore, des mouvements de va-et-vient sur la matière. Progressivement, l’or va révéler sa couleur finale et sa douceur !

Est-ce terminé ? Oui, enfin, non ! Disons que cela dépend de la matière utilisée. Si nous avons de l’or jaune, alors oui, c’est terminé !

En revanche, pour l’or blanc, c’est un peu différent. Mais tout d’abord, sachez que l’or blanc et l‘or gris sont deux appellations pour le même métal. C’est de l’or pur à 75%, donc jaune, dans lequel on mélange d’autres métaux blancs, comme de l’argent par-exemple. Le problème, vous l’aurez deviné, c’est qu’en mixant beaucoup de jaune avec un peu de blanc, on obtient un or 18k jaunâtre, pas très séduisant, et plutôt mat.

Du coup, pour éviter cette couleur, on trempe le métal dans un bain de rhodium qui, soudainement, se pare d’un blanc éclatant! Mais attention, cette fine couche de rhodium s’estompe avec le temps (de quelques mois à quelques années) et très vite, réapparait l’affreuse couleur jaunâtre!

Intervient alors une nouvelle dénomination: l’or palladié! Qu’est-ce que c’est? Souvenez-vous de la composition de l’or: 75% d’or pur pour 25% de métal blanc. Et bien à la place de l’argent, on utilise le palladium, métal blanc, de la famille du platine, réputé pour sa dureté et sa résistance. De plus, il donne à l’or une belle couleur grise. Et bien voilà! On trempe ensuite l’or palladié dans un bain de rhodium pour la brillance et hop! Le tour est joué! On obtient une bague de fiançailles resplendissante dont la couleur et la brillance dureront bien plus longtemps que l’or blanc basique.

Mais alors: « Et le platine, c’est bien ou pas? » me direz-vous.

Le platine est pur à 95%. C’est un métal naturellement blanc, mais bien plus dense que l’or, donc, plus lourd et donc, plus cher! Et le rendu quant à lui, en comparaison à l’or palladié, est très similaire. Après, c’est une histoire de goût!

Enfin, dernier coup de poli…

Je dépose délicatement votre bague de fiançailles sur mesure sur un tissu de feutre et scrute à la loupe le travail réalisé. Les pierres resplendissent et les couleurs sont sublimes. Suis-je conforme à vos exigences ? Serez-vous satisfaits ? En attendant de le savoir, je la range avec émotion dans son écrin de velours.

Vous serez la dernière phase du processus. La plus exaltante ! L’aboutissement d’un long travail d’exigence et de précision… L’unité de temps n’est plus la seconde, mais la recherche de la perfection…La porte s’ouvre. Vous retrouvez le bureau de notre 1ère rencontre. L’écrin est posé sur la table et semble vous attendre…Impatiente, vous l’ouvrez…

Tentée par l’aventure l’Atelier MÄHLER, nous nous ferons une joie de vous accompagner dans votre projet de bague de fiançailles sur mesure !

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