ActualitésQuoi de neuf ?

Tourmaline pour bague de fiançailles by l'atelier MÄHLER

08Sep
2022

La tourmaline : Focus sur la tourmaline Paraíba

Voici une pierre de plus en plus appréciée par la joaillerie, tant par ses couleurs variées que par son éclat… J’ai cité la tourmaline ! Focus.

Vous la connaissez sûrement cette tourmaline car certains bruts se retrouvent parfois sur les étales des vide-greniers. Ils ont la forme d’un bâton de diamètre variable dont la couleur passe du vert à l’une des extrémités au rose de l’autre. Ça y est ? Vous voyez ? Et bien ce cristal, c’est de la tourmaline.

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Alors bien sûr, sur une table où se retrouvent pêle-mêle vieux 45 tours de Jean-Pierre François, collections décolorées de jouets en tout genre et anciens magnets publicitaires démagnétisés, le cristal tant convoité fait figure d’imposteur !

Pourtant, la tourmaline est envoutante. Son éclat lumineux et l’intensité qu’elle dégage ne laissent jamais indifférent. Par ailleurs, chance : sa dureté est de 7 à 7,5. On la monte donc généreusement en bague comme en bracelet.

Parmi les variétés les plus connues, on trouve « l’indicolite », dans la gamme de la couleur des bleus. Il y a aussi « la rubellite » (du latin, qui signifie rougeâtre), qui nous offre des déclinaisons de rose à rouge avec parfois une pointe de violet. La couleur rubis est la plus recherchée et la plus belle.

Tourmaline PARAIBA by l'Atelier MAHLER

Tourmaline Paraíba

Et puis on ne pourrait pas parler des variétés de tourmalines sans évoquer la tourmaline « Paraíba ». De couleur bleu-vert, « mer du sud » ou « Caraïbes » provenant d’une accumulation de cuivre associé à du manganèse, cette espèce provient de l’état de Paraíba, au Brésil. Elle a été commercialisée à partir de 1989.

Sa couleur absolument fascinante et presque irréelle l’a propulsée au niveau des gemmes les plus chères de la planète. Le plus malheureux dans tout ça, c’est qu’elle est très cassante et demeure la bête noire des sertisseurs.

Enfin, les gisements les plus importants de tourmaline Paraíba se trouvent au Brésil comme souvent, et notamment dans le Minas Gerais, en Afghanistan, en Afrique ou en Australie.

Et plus près de chez vous, il y a aussi L’Atelier MÄHLER qui dispose d’une collection intéressante et de très belle qualité ! Nous serons heureux de vous la présenter !

 

Bague de fiançailles saphir et diamants

05Sep
2022

La mer pour horizon

Lorsqu’au téléphone, le fiancé s’est présenté pour rencontrer l’Atelier MÄHLER, son nom a résonné. « Je connais cette famille… ! » deux générations au-dessus. Il va falloir être à la hauteur !

Il souhaite prendre rendez-vous pour un projet de bague de fiançailles. Nous faisons rapidement connaissance et prenons date pour une prochaine rencontre. Avant de raccrocher, il m’annonce, amusé par la coïncidence, que sa fiancée n’est autre que la fille de bons amis ! Damned ! Nous sommes cernés ! La pression est à son comble… !

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C’est donc à la fois très détendus et anxieux que nous nous retrouvons le jour dit. Rires, sourires et surprises, en live cette fois-ci. Le monde est si petit !

L’une est spontanée, l’autre plus réservé, mais pas pour longtemps. Les deux rayonnent, quelle joie ! 

Constance est drôle. Pétillante, ses yeux rieurs ne peuvent tromper ni émotions, ni sentiments. En fait, elle attend ce jour avec impatience, connaissant le fonctionnement de l’Atelier, son approche très personnalisée et sa vocation à aller chercher dans les cœurs les moteurs de chacun. Elle a quelques idées bien arrêtées, comme la forme bandeau par-exemple qu’elle affectionne particulièrement. Mais attention, la légèreté de la monture prime avant tout.

 

Bague de fiançailles saphir et diamants

 

Si, parfois, les fiancés laissent leur future épouse s’exprimer, ce n’est pas le cas de Thomas. Calme, posé, je perçois facilement son caractère rassurant. Il participe activement à la conversation, transmettant ses idées tout en validant celles de Constance. Diplomate habile, c’est la force tranquille !

Tous deux sont des amoureux de la mer : son mouvement, sa puissance, ses couleurs changeantes et ce sentiment de liberté qu’elle inspire les ont toujours séduits. Ainsi, le saphir central évoquera le bleu de l’océan, c’est décidé. 

 

Plus nous avançons, plus les envies fusent ! Constance se prête au jeu des questions-réponses avec engagement. Lorsqu’elle effleure l’idée d’une bague avec anneau simple finalement, je finis par me dire que l’on part dans tous les sens ! Pas de doute, il faut se recentrer… D’autant que les parents et grands-parents attendent impatiemment de découvrir cette bague de fiançailles ! 

Nos tourtereaux ont beaucoup voyagé. L’un comme l’autre expatriés, ils ont cette ouverture d’esprit que l’on retrouve chez beaucoup. Ils ont découvert le monde plus vite que d’autres, vécu des expériences un peu folles et emmagasiné un tas de souvenirs et de références. Le globe est devenu un terrain de jeu et l’avenir se déroulera probablement, pour un temps en tout cas, en dehors de France.

Et c’est finalement lorsque nous parlons d’une passion de Constance, l’équitation, que l’inspiration se précise : la mer servira d’écrin, les étriers d’épaules. 

 

Ainsi, nous nous séparons, ravis de cette belle rencontre, avec la promesse d’une monture élégante, raffinée et très symbolique. 

Enfin, c’est à St-Palais-sur-Mer, en août, que je remettrai à Thomas le joyau demandé. Une semaine plus tard, face à la mer et sous l’œil bienveillant et majestueux du phare de Cordouan, il le lui offrira, avec cet engagement sacré d’une vie désormais ensemble ! 

Vive les fiancés !

 

Bague de fiançailles saphir et diamants

Bague de fiançailles joaillerie rubis Atelier MÄHLER

26Juil
2022

Focus sur les pierres précieuses : Le rubis, reine des pierres précieuses

« Plus secrète que La Mecque, plus difficile d’accès que Lhassa, il existe au cœur de la jungle birmane une petite cité inconnue des hommes et qui règne pourtant sur eux par ses fabuleuses richesses depuis des siècles : c’est Mogok, citadelle du rubis, la pierre précieuse la plus rare, la plus chère, la plus ensorcelante. Mogok, perdue dans un dédale de collines sauvages par-delà Mandalay. Mogok autour de laquelle rôdent les tigres. La légende assure qu’aux temps immémoriaux un aigle géant, survolant le monde, trouva dans les environs de Mogok une pierre énorme, qu’il prit d’abord pour un quartier de chair vive tant elle avait la couleur du sang le plus généreux, le plus pur. C’était une sorte de soleil empourpré. L’aigle emporta le premier rubis de l’univers sur la cime la plus aiguë de la vallée. Ainsi naquit Mogok… » écrivait Joseph Kessel…

Comme toutes les pierres, de nombreux mythes et légendes gravitent autour de ces gemmes fascinant les Hommes depuis des millénaires.

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Le rubis est l’une d’elles… Pierre de rêve dont l’intense couleur chatoyante éveille le feu brûlant de la passion, évoque l’amour et la charité pure. Le rubis est également un insigne royal, porté par les rois sur leur couronne ou leur heaume comme un symbole de courage et de vertu. Il est le symbole aujourd’hui, sur les bagues de fiançailles, de la puissance d’un amour vrai et profond.

Bague de fiançailles rubis diamants

 

Son incontestable beauté et sa dureté font de cette gemme une des quatre « pierres précieuses ». Il partage cette dénomination avec le diamant, le saphir et l’émeraude mais reste la plus rare d’entre elles.

Par ailleurs, issu de la famille des corindons, il possède les mêmes caractéristiques physiques que le saphir. Il est d’usage de dire que, dans la famille des corindons, tout ce qui est rouge est rubis et tout le reste est saphir. De fait, c’est la quantité de chrome présente dans la composition chimique du minéral qui lui confère cette couleur exceptionnelle.

La couleur la plus intense, la plus profonde des rubis est dite « sang de pigeon ». La rareté de cette couleur en fait une des pierres les plus précieuses recherchées par les maisons de haute-joaillerie et leur valeur atteint parfois le prix du diamant blanc 

Par ailleurs, les inclusions présentent dans ces gemmes n’en font aucunement baisser la qualité. Les rubis synthétiques ne présentant pas d’inclusions, a contrario, ces dernières garantissent l’authenticité des gemmes.

Rubis brut sang de pigeon Atelier MÄHLER  

Les exploitations principales de rubis se trouvent au Myanmar, en Thaïlande, au Sri-Lanka et en Tanzanie. Mais comme le souligne Joseph Kessel dans son œuvre, La vallée des rubis, c’est en Birmanie, à Mogok, que se trouvent les rubis les plus beaux et les plus rares : les rubis Sang de pigeon… Des rubis d’un rouge intense mâtiné d’une pointe de fuchsia.

 

Rubis célèbres

Les rubis les plus célèbres reposent sereinement sous la protection vigilante des musées à travers le monde :

  • « Edwards Ruby », 167 cts, est visible au British Museum, à Londres.
  • « Rosser-Reeves », 138,7 cts se trouve au Musée d’Histoire des Sciences Naturelles à New-York
  • « De Long », 100 cts est conservé à la Smithsonian Institution de Washington

Fait amusant : la gemme nommée « rubis du Prince Noir », enveloppant dans son nom autant de mystère que notre imagination saura créer, sertie sur la couronne d’Angleterre est en fait… un spinelle !

 

L’Atelier MÄHLER sera heureux d’élaborer avec vous votre prochain projet joaillier orné de ces gemmes aux couleurs intenses et aux reflets envoûtants ! 

Bague de fiançailles diamants

20Juil
2022

Duc in Altum !

Dernières poignées de main, derniers sourires… La porte se referme doucement, emportant avec elle le souvenir de ces deux visages rayonnants. Ils sont partis.

Je m’assieds à mon bureau et tente de relire les notes et commentaires pris lors de nos échanges. Difficile de rester concentré. La rencontre que je viens de faire m’a beaucoup touché. Et le couple, qui doit probablement débriefer dans l’ascenseur sur l’expérience « Atelier MÄHLER », en est bien sûr la raison.

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Le début de cette histoire remonte donc à une bonne heure avant. Marin et Capucine sont alors deux fiancés en quête d’une bague unique. Pas « sur-mesure », principe consistant à vous faire choisir parmi un catalogue de bagues existantes celle qui deviendra « sur-mesure » par l’ajout d’une pierre que vous aurez choisie. Non. L’Atelier MÄHLER n’a pas de catalogue. Unique. Une bague qui n’existe pas encore. Une bague dont ils souhaitent nous confier la création. 

Alors, on commence par se jauger du regard, on plaisante, on se devine. De sorte que je finis par distinguer en Marin un homme droit et loyal, au visage plutôt carré et au regard franc. Malgré la douceur qui s’en dégage, je devine une autorité naturelle et rassurante. C’est sûrement, parmi beaucoup d’autres, l’une des qualités qui a séduit Capucine. 

 

 

Elle est plus timide. Finalement, très angoissée à l’idée d’ignorer ce qu’elle souhaite, elle m’indique qu’un diamant de famille existe. Mais pas n’importe lequel. Il revêt une importance sacrée à ses yeux. Effectivement, sa valeur est inestimable : c’est le diamant de sa maman qui, du Ciel, suit attentivement et avec beaucoup d’amour ce qui se trame dans ce bureau.

L’émotion est palpable. Capucine, de son regard baigné d’une innocence émouvante, reste stoïque. Ses yeux sont ceux d’un enfant dont les évènements parfois injustes de la vie ont fait grandir plus vite que la plupart. Et, au cœur de la tourmente, sa fragilité délicate a rencontré l’élégance apaisante et réconfortante de celui qui « s’instruit pour vaincre ». Telle est la devise de son école légendaire. Tel était leur chemin.

De prime abord, la pierre, ronde, forte de ses 2,50cts, est imposante sur le doigt menu de notre fiancée. Elle peut faire peur. Elle lui fait peur. La bague, première parmi les premières, semble se moquer gentiment de sa future propriétaire. Oui, elle sera bien présente sur son doigt, d’autant que la pierre ne sera pas seule. Centre de toutes les attentions et sous la vigilance de ses consœurs, elle trônera au milieu de ce plateau diamanté.

Dans ce moment d’inquiétude, Marin transmet toute sa confiance à sa belle, il la rassure de sa voix calme et posée. Elle l’écoute. Usant de toutes ses ressources et appuyé par notre expérience, elle se laisse peu à peu convaincre. La bague lui ira, c’est certain, et l’approbation des amis, de leur entourage et de leur famille contribuera à faire en sorte qu’elle se l’approprie.

 

bague de fiançailles diamants

Bague de fiançailles diamants et or jaune

 

Notre couple souhaite une bague rayonnante, à leur image, à celle aussi de leur histoire, ancrée dans la Foi. Par ailleurs, de son expatriation de 4 ans en Australie, Capucine a gardé le goût de l’aventure, de cette nature indomptable, de ces étendues sauvages. Ainsi, elle y retrouve l’authentique, la pureté, la simplicité qu’elle aime et qui l’habitent.

Les formes différentes de pierres d’entourage, reflet de nos chemins de vie, trouveront leur place naturellement, reflétant le pilier fondateur de ce couple délicieux.

Ils avaient tous les deux le sourire en entrant ; je sais que désormais, ils sont trois à sourire à la vie qui s’annonce !

Vive les fiancés ! 

 

Bague de fiançailles diamants

Bague de fiançailles diamants et or jaune

Nos histoires Marguerite bague de fiançailles rubis

17Déc
2021

Nos histoires sont votre histoire

Ahhh…les histoires de l’Atelier Mähler…!

Nous savons qu’elles sont appréciées, voire plébiscitées ! Par ailleurs, certains d’entre vous nous demandent même avec envie si la leur sera racontée. Merci pour vos retours nombreux et toujours très encourageants !

Mais finalement, pourquoi ces histoires ? On pourrait penser que c’est finalement toujours la même chose…ou encore s’interroger de l’intérêt d’un tel exercice !

 

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Et bien figurez-vous que ces histoires sont l’âme de l’Atelier Mähler. Elles en révèlent son ADN, son moteur, sa raison d’être.

Ainsi, ces histoires racontent nos rencontres avec vous. Car non, nous ne vendons pas juste un bijou. Plus que cela…bien plus…

Nous vendons une passion, un engagement. Nous nous mettons au service de la Beauté avec l’implication que cela impose : de l’exigence, de la précision, de la perfection.

Nous vendons notre certitude que l’Homme est unique et qu’un trésor se trouve en chacun d’entre nous… Un trésor de sensibilité, de caractère, de compassion, d’émotions, de bonté, de gentillesse, de bienveillance et de générosité.

Nos histoires Bague de fiançailles rubis et diamants

Mais pour ressentir ce trésor, il faut d’abord aimer l’Homme. Il faut savoir vous écouter, vous comprendre, vous poser les questions. Il faut être curieux, intéressé et compatissant. Il faut également être sensible, savoir s’attendrir et rebondir mais surtout…il faut savoir traduire la beauté de votre cœur en un dessin…

En outre, ces histoires, ce sont votre histoire. Elles disent qu’à l’origine de toute bague, il y a notre rencontre, notre échange.

Enfin, ces histoires veulent révéler la richesse qui fait de nous des milliardaires, sans exception : celle de notre cœur !

Merci !

Bague de fiançailles diamants et rubis

Bague Aigue Marine - L'Atelier Mähler

17Nov
2021

Focus sur les pierres fines méconnues - L'aigue-marine

Cela fait longtemps que Charlotte, notre responsable com’, me demande de rédiger un article sur les pierres fines. Trentenaire, Charlotte adore la mode, les tendances et les bijoux ! Alors, je me dis que forcément, elle doit avoir raison ! Je vais donc l’écouter et vous parler de la 1ère d’entre elles : Focus sur l’aigue-marine.

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L’aigue-marine a de quoi faire rêver… Du provençal aigua marina, « eau de mer », elle tire son nom de la couleur de l’océan. Ou à défaut, de celle de l’eau d’une piscine. Elle évoque évidemment l’été et ses couleurs pastels, mais aussi l’hiver, sa froideur et son givre.

Cette gemme fait partie de la famille du béryl. Comme l’émeraude ! Et oui ! Du coup, cela lui confère une bonne dureté, 8, ce qui fait d’elle une pierre à monter sans hésitation sur une bague !

 

Bague de fiançailles aigue marine - l'Atelier Mähler

 

Les mines d’aigues-marines les plus importantes se trouvent au Brésil. C’est d’ailleurs à cet endroit, précisément à Marambaya (dans l’état du Minas Gerais), que le spécimen le plus gros au monde a été trouvé en 1910. Ce dernier pesait 110,5kgs, mesurait 48,5cm de longueur et surtout, était de suffisamment bonne qualité pour être taillé et utilisé en joaillerie.

Mais on trouve l’aigue-marine dans d’autres régions du monde : la Russie, l’Australie, la Chine, la Birmanie, l’Afrique ou encore le Sri Lanka. 

Par ailleurs, il existe aussi des variétés différentes de la commune. Soit par leur couleur, soit par leur instabilité, elles se distinguent également par leur prix ! Certaines d’entre elles dépassent largement le millier d’euros !

Ainsi, dans le Ceará, état du nord-est du Brésil, on trouve la Santa Maria. Elle est extrêmement lumineuse et d’un bleu nettement plus soutenu que sa voisine plus courante.

La Santa-Maria-Africana ressemble à la précédente, mais se trouve au Mozambique en Afrique. Elle est également plus récente puisque sa commercialisation ne remonte qu’au début des années 90.

 

Bague de fiançailles Aigue Marine Santa Maria - l'Atelier Mähler

 

Enfin, l’aigue-marine Maxixe est celle qui pâlit à la lumière du soleil. Pourtant, son bleu profond est littéralement envoutant. Mais ce changement de couleur fait d’elle une pierre très instable. On la trouvait, au début du XXème, au Brésil, dans le Minas Gerais (encore !). Sa production s’est arrêtée mais, curieusement, a repris dans les années 70. Cycle de vie étonnant pour une gemme dont on soupçonne aujourd’hui le traitement par irradiation…

Allez, et puis pour les plus glamours d’entre vous, sachez que c’est la pierre que Meghan Markle, duchesse de Sussex, portait à l’occasion de la cérémonie de son mariage. On dit même qu’elle appartenait à Lady Diana ! So chic !

L’Atelier MÄHLER sera heureux de vous présenter sa collection d’aigue-marine, sur rendez-vous.

Que faire de cette bague qui dort dans le coffre familial…

13Oct
2021

Que faire de cette bague qui dort dans le coffre familial…

Je constate avec les nombreuses demandes que nous recevons que vous êtes nombreux à avoir hérité, un jour, d’une bague de famille : celle de votre arrière grand-mère, de tante Colette ou d’un oncle d’Amérique. 

L’effet « heureuse surprise » étant passée, vous voilà donc propriétaire d’une bague… …étonnante et…originale, aux formes parfois extravagantes et à la monture totalement démodée. « Son charme, c’est qu’elle est dans son jus ! » vous répétez-vous comme pour vous en convaincre. Mais…non. C’est sans appel : Vous ne vous voyez pas la porter au prochain dîner. 

 

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De quoi se compose cette bague familiale ? 

D’abord, la pierre. Il faut se souvenir qu’une gemme est organique (le corail, la nacre, l’ivoire…) ou minérale (le saphir, la tourmaline ou le grenat…). Dans tous les cas, c’est une matière vivante, fabriquée sur notre Terre et par la nature. C’est un cadeau extraordinaire, d’une finesse remarquable et d’une perfection incroyable quand on connaît les conditions extrêmes de sa conception. Alors de grâce, un peu d’indulgence vis à vis de cette pierre!

Ensuite, il se peut que cette bague soit l’œuvre d’un créateur disparu, ou pas. On reconnaît la griffe de l’artiste par le style de la monture, le choix des couleurs utilisées dans les pierres ou encore son poinçon. 

La 1ère chose à faire serait dans un premier temps d’expertiser ledit bijou. Mais attention, expertiser ne signifie pas nécessairement obtenir une valeur financière de votre bien. Cela peut simplement consister en une reconnaissance de la pierre et de celles d’entourage ou encore de la monture, afin de la dater, de l’authentifier et de l’évaluer. 

Un diagnostic technique vous sera même probablement remis : les pierres sont-elles en bon état ? Nécessitent-elles un polissage ? Une retaille ? Un nettoyage ? 

Riche de ces informations, vous vous dirigez alors vers l’étape suivante : « Et maintenant, que pourrait-on faire de tout cela?’

La réponse à cette question viendra de vous. 

 

Que faire de cette bague qui dort dans le coffre familial…

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans cette bague ? 

Commencez par ne regarder que la pierre de centre. Est-elle belle ? Sa couleur vous plaît ? Son éclat vous intrigue ? Si c’est le cas, c’est gagné ! Vous pouvez nous l’apporter ; nous vous dirons de quelle pierre il s’agit et comment, en fonction de vos envies, on peut la remonter.

Si la pierre est abîmée, ne désespérez pas ! A condition que sa taille le permette, nous pouvons la retailler, profitant ainsi de l’occasion pour repolir ses facettes et lui redonner de la brillance !

Inversement, si c’est la monture qui vous séduit mais que la pierre ne vous convient pas, nous vous ferons choisir des pierres qui peuvent s’adapter dessus, toujours en fonction de vos désirs.

 


 

 

Comment l’Atelier MÄHLER peut-il vous accompagner avec cette bague ? 

Pour vous aider à y voir plus clair, un créateur comme l’Atelier Mähler pourra vous guider dans cette démarche de transformation ou de “rénovation”. Dans 20% des cas, nos projets de joaillerie sur-mesure commencent à partir de pierres existantes.

Nos rencontres vont vous aider à définir votre projet selon vos souhaits et ce qui est possible selon vos envies. Nous répondrons également à toutes vos questions ! 

Cet échange, très détendu, nous donnera de précieuses informations sur votre caractère, votre tempérament, vos passions, vos goûts…autant d’éléments qui vont par la suite nous servir à créer et dessiner des propositions que nous vous soumettrons.  Elles seront uniques, personnalisées et évolutives selon votre goût.

Et si, plutôt que de partir vers un projet totalement nouveau, vous préfériez utiliser la structure existante de cette bague ancienne, ça n’est pas un problème ! Nous vous dirons ce qu’il est possible de faire en fonction de l’état de votre monture et de ce que vous voulez en faire (agrandissement, élargissement, ajout de matière, de pierres).

 

 

 

Dans tous les cas, dites-vous que si vous vous posez ces questions, c’est bon signe ! Vous êtes sensible aux charmes et aux couleurs des gemmes…et probablement un brin féminine et coquette !

Il ne vous reste plus maintenant qu’à rencontrer le bon joaillier qui, avec vous, saura redonner vie à vos pierres familiales tout en les sublimant dans une monture contemporaine et à votre image.. Alors, à très vite !

 

Pierre sur bague de fiançailes - emeraude et or jaune

15Sep
2021

Focus sur les pierres précieuses : L'émeraude, une pierre fragile ?

Emeraude : une pierre fragile ? Elle attire les regards, elle est désirée et enviée… mais elle effraie à cause de sa “fragilité”. Certains osent la choisir en pierre de centre, d’autres se résignent, avec tristesse… Il est vrai que l’aspect d’une belle émeraude est difficile à ignorer… cette couleur verte inégalable associée à un soupçon de bleu a fait d’elle une pierre incontournable en joaillerie et haute joaillerie. L’Atelier MÄHLER vous propose donc un focus sur l’émeraude, cette fascinante pierre précieuse… mais fragile ? 

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Emeraude : un peu d’histoire d’abord … 

La fameuse pierre précieuse doit son nom au grec smaragdos qui signifie “briller”. On estime l’apparition de l’émeraude à 4000 ans avant JC. Elle est alors une monnaie d’échange en Egypte. C’est un siècle plus tard, à l’Antiquité, que l’émeraude devient très prisée grâce à sa couleur énigmatique. 

Elle est également rendue célèbre grâce à Cléopâtre qui en raffole et la porte en colliers ou autres joyaux. D’autres personnalités historiques s’éprennent de la fameuse pierre précieuse : Alexandre le Grand avait une large émeraude à sa ceinture. Plus tard, Charlemagne en tombera amoureux et plus récemment, la reine Elizabeth II. 

Des légendes existent aussi, comme celle selon laquelle cette pierre serait tombée du front de Lucifer lorsque ce dernier fut chassé du Paradis, ou bien qu’elle serait tout simplement le joyau du Saint Graal. Bref, depuis l’antiquité, cette pierre précieuse intrigante et fascinante attire la convoitise !

Joaillier parisien sur-mesure - Atelier MÄHLER

Emeraude : une pierre fragile ?

L’arrivée de l’émeraude en Europe : 

L’émeraude arrive en Europe grâce aux Conquistadores qui, vers 1500, ramènent tout droit du Nouveau Monde des sacs remplis d’énormes cristaux verts. Personne n’avait jamais vu cela ! il est vrai que les plus belles émeraudes peuvent se présenter sous la forme de gros cristaux, voire très gros ! Ce fut alors un véritable engouement autour de ce trésor inestimable ! 

On découvre alors que non seulement l’émeraude peut être de taille importante, mais aussi que sa couleur peut être merveilleusement saturée tout en possédant une transparence unique, pleine d’une vie interne… 

Les spécificités de l’émeraude… 

D’abord, il faut savoir que l’émeraude appartient à une famille : celle des béryls

Le béryl vert s’appelle donc l’émeraude, tandis que le bleu s’appelle aigue-marine et le rose, morganite ! 

La couleur de cette pierre verte est tellement incomparable que tout coloris qui s’en approche est qualifié de “vert émeraude”. Cette nuance, très stable aux rayonnements lumineux, provient de la présence de chrome et de vanadium « pris au piège » dans la matière lors de la cristallisation. 

Quant à sa transparence, elle ne se contemple que dans les pierres exceptionnelles et de grande pureté. D’ailleurs, l’extrême rareté de cette transparence est la raison pour laquelle les inclusions sont tolérées. 

En effet ! La plupart du temps, les émeraudes sont habitées par des inclusions diverses que les spécialistes appellent “jardins”. C’est en général ce qui vous fait peur… Seulement, sachez que ces impuretés ne sont pas des défauts ! Bien au contraire ! Elles sont un gage d’authenticité de la pierre. 

Joaillier parisien sur-mesure - Atelier MÄHLER

Emeraude : une pierre fragile ?

Les jardins de l’émeraude : 

Ainsi, les jardins de l’émeraude ne sont autres que des fissures internes, ou givres, provoquées par des tensions dues aux conditions géologiques “violentes” sous lesquelles elle est formée. Certaines de ces fissures peuvent même atteindre la surface de la pierre, on parle alors de givres ouverts. La pierre n’en sera alors que plus fragilisée. 

Pour bien comprendre : Parmi les caractéristiques d’une pierre, il y a la dureté (c’est la résistance aux chocs externes selon une échelle allant de 1 à 10 – on l’appelle l’échelle de Mohs). Pour info, celle de l’émeraude est de 7,5/8 contre 10 pour le diamant. 

Il y a ensuite la stabilité de la pierre (c’est-à-dire, la résistance aux rayonnements lumineux, aux produits corrosifs) et l’émeraude a une stabilité assez importante ! 

Enfin, il y a la ténacité (résistance aux chocs internes). Malheureusement, l’émeraude a une faible ténacité. Cela signifie que l’onde générée par un choc externe peut provoquer, non pas en surface mais dans la pierre, de gros dégâts. Ajoutez à cela les givres qui existent déjà et la pierre sera fragilisée voire cassée pour de bon. 

 Emeraude : une pierre fragile ?

Chauffer l’émeraude, une étape délicate… 

 

Mais attention ! Non seulement un choc peut qui la rendre fragile ! Mais également le fait de la chauffer ! Et lorsque l’on serti un bijou, on chauffe l’or et donc les griffes qui entourent la pierre ! L’émeraude étant sensible aux écarts importants de températures, elle risque de casser si on ne prend pas ses précautions !

Voilà donc en partie le secret de cette fragilité… 

 Alors pour limiter ces risques, on taille cette pierre en rectangle à pans coupés (rpc). Cela évite de lui laisser des angles vifs. On la sertit en clos : le principe consiste alors à ceinturer d’or le rondiste de la pierre, c’est à dire son périmètre. Mais le secret, pour éviter les problèmes, c’est de choisir une émeraude la plus pure possible selon son budget et d’y prendre soin une fois montée. 

Pour répondre à vos questions concernant l’émeraude, il est donc tout à fait possible d’en monter une au centre de votre bague. Il faudra seulement faire appel à un joaillier de confiance qui vous la sertira délicatement ! Tentez simplement d’en choisir une qui ne présente pas trop d’inclusions internes ni d’inclusions externes. 

Mais vous avez raison, ce vert si intense propre à l’émeraude la rend incroyable, surtout lorsqu’elle est accompagnée de diamants !

L’Atelier MÄHLER serait ravi de se charger de votre pierre ! 

Le gouaché : atelier parisien de bagues sur-mesure

01Sep
2021

Le gouaché

Vous venez de nous quitter et déjà, tout un monde s’active derrière les portes du bureau de l’Atelier MÄHLER. Nous débriefons avec la dessinatrice de notre rendez-vous. Nous parlons de vous, de vos routines et passions, du duo que vous formez et dont vous allez officialisé l’alliance. Nos mots et idées se transforment en croquis puis en un gouaché.

Ce dernier, précis, minutieux et technique, représente fidèlement le joyau que vous aurez bientôt au doigt. Incontournable et essentiel dans notre métier, nous avons décidé de lui dédier ces quelques lignes. Focus sur le gouaché, un art incontournable de la joaillerie. 

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Le gouaché, une étape incontournable de la joaillerie :

 

Le gouaché est à la joaillerie ce que le patron est à la haute couture : un guide. C’est un dessin technique, difficile à réaliser, d’une extrême précision, dont le but est d’orienter tous les artisans qui travailleront sur le projet : maquettistes, joailliers, gemmologues et sertisseurs. 

Il représente pour la toute première fois le bijou en volume et en couleurs. Il traduit la pensée de l’artiste et offre une représentation fidèle du futur joyau. 

Ainsi, le gouaché, outre sa vocation d’être le reflet du projet en question, permet d’en transmettre les principales informations : couleur de l’or et des pierres, taille, sertissage, volume etc… C’est une véritable base de travail, un plan technique du bijou sur lequel, comme sur un calque, l’artisan pose les pierres et construit la monture. 

Chez l’Atelier MÄHLER, nous proposons souvent une vue de face et une vue de profil. Selon la complexité du bijou, il arrive même que nous demandions à notre gouacheuse de dessiner un angle précis. 

Gouaché pour bagues de fiançailles - Atelier MÄHLER

Le gouaché, comment ça fonctionne ? 

 

Le matériel d’abord… 

 

C’est souvent sur un papier grisé que l’artiste peint ses créations. Pourquoi ? Parce que cette couleur permet de mettre en valeur l’éclat des pierres et notamment celui du diamant, difficile à réaliser sur un fond blanc. C’est une convention qui existe depuis longtemps chez les gouacheurs mais des historiens ont trouvé dans les archives de la place Vendôme, des gouaches utilisant du papier noir, crème ou encore marron. Le choix du support dépend finalement de la couleur des pierres montées sur la bague. 

Comme son nom l’indique, l’artiste utilise de la gouache. Plusieurs qualités lui confèrent cette utilisation : c’est une peinture couvrante et opaque, avec une multitude de teintes. Elle résiste bien au rayonnement ultraviolet, ce qui offre une meilleure conservation dans le temps.

Le pinceau quant à lui dépend du gouacheur, il est fin voire très fin. Certains en utilisent des différents en fonction de la partie peinte : arêtes ou facettes. 

Artisanat - bague de fiançailles sur-mesure

Les différentes techniques du gouaché : 

 

Son exécution nécessite un œil avisé et une main précise et peut demander plusieurs heures voire plusieurs jours de travail en fonction de la pièce réalisée. Comme le gouaché sert de lien entre le dessinateur et les joailliers, il doit être le plus réaliste possible. C’est pourquoi il existe différentes techniques permettant de normer et généraliser ce travail de longue haleine. 

Par exemple, la lumière doit toujours être représentée venant du haut à gauche en direction du bas à droite. Ensuite, les bijoux sont dessinés à échelle réelle afin de faciliter le travail du joaillier. Par convention, la couleur or ne vient pas d’un tube de gouache dorée. Elle est créée par des pigments de terres de sienne, d’ocre et de jaune. Au-delà de ces codes, chaque maison a ses propres secrets, comme par exemple, celui de diluer la gouache avec de l’eau gommée. 

Gouaché représentant bague de naissance - bandeau : saphirs et diamants - réalisation sur-mesure

Le gouaché chez l’Atelier MÄHLER … 

 

Chez l’Atelier MÄHLER les gouachés permettent d’abord de proposer une déclinaison de propositions au client. Ainsi, pour une bague de fiançailles, nous vous proposerons une déclinaison de trois bagues, vues de profil comme de face. Une fois que les fiancés ont jeté leur dévolu sur l’une d’entre elles, nous envoyons l’heureuse élue au maquettiste qui lui donnera une forme en 3 dimensions grâce à un logiciel spécialisé.

Vous connaissez la suite : choix de votre pierre centrale, création de la monture, sertissage, polissage et après toutes ces étapes, la belle vous revient enfin ! 

Pendant des siècles, les gouachés étaient peu exposés et souvent tenus secrets. Ils révélaient de superbes idées encore non exploitées.

Aujourd’hui ce savoir-faire d’exception est de plus en plus partagé car il révèle la précision et la beauté d’un bijou avant même qu’il ne prenne réellement vie à travers des matières et des pierres. L’Atelier MÄHLER a souhaité vous dévoiler quelques gouachés qui lui sont chers… les voici ! 

 

Focus sur les perles

18Août
2021

Focus sur les perles utilisées en joaillerie

Vous les connaissez sûrement, votre mère, soeur ou tante en portent de temps en temps. Elles habillent une tenue et caressent votre peau, elles sont naturelles ou de culture, de couleur ivoire ou blanche, parfois même violette, lilas, pêche ou encore noire ! Vous avez devinez ? Nous parlons bien des perles ! Cette gracieuse gemme d’origine organique qui s’est fait une place de choix dans le monde de la joaillerie ! L’Atelier MÄHLER vous propose d’en savoir plus sur les perles utilisées ! 

en savoir

Focus sur les perles utilisées en joaillerie : Tout d’abord, un peu d’histoire… 

D’une élégance rare, les perles ont traversé les siècles en parant les plus belles femmes avec douceur et finesse. Elles font partie des plus anciennes gemmes connues de l’homme puisqu’elles sont utilisées depuis 3500 av. J.-C. ! Impressionnant n’est-ce pas ?! 

À l’époque, les perles deviennent vite populaires car contrairement aux autres gemmes, elles ne nécessitent aucune taille, ni polissage pour révéler leur beauté. Ainsi, symbole de richesse et de pouvoir, elles sont recherchées par les Égyptiens, les Romains et d’autres peuples antiques. Durant des siècles, l’industrie de la pêche à la perle pille de leur trésor lagons et côtes, à tel point qu’en 1880, les lagons sont presque tous vidés ! C’est le développement des perles de culture dans les années 1920 qui diminue les vols et favorise la commercialisation de ces superbes gemmes. 

Et tout d’un coup… Une perle ! 

Par ailleurs, il existe différents types de perles : les naturelles d’eau douce et d’eau salée, celles de culture d’eau douce et d’eau salée et les perles d’imitation. Concentrons-nous d’abord sur la formation de cette précieuse gemme. Ce sont en fait des mollusques à deux coquilles (huîtres ou moules) qui la créent en se défendant contre un “intrus”, comme un grain de sable qui se faufile entre la coquille et la chair. La peau externe du coquillage forme alors un sac autour de l’intrus et l’enveloppe de nacre. Et un beau jour,  avec le temps… une perle apparaît ! 

Les perles naturelles d’eau douce et d’eau salée

Les perles d’eau salée 

Ces perles se produisent dans la nature sans aucune intervention humaine dans les mers chaudes de l’équateur (mer rouge, mer du golf, etc.). Ce sont les pintadines, dites “huîtres perlières” qui vivent sur des “bancs” s’étendant le long des côtes à environ 15 à 20 mètres de profondeur. Pour aller les pêcher ? Rien de plus simple ! Une petite apnée vous permettra de décrocher le gros lot ! Seulement, il faudra être patient car une huître sur 30 ou 40 contient la précieuse ! Si vous arrivez à en trouver une, elle sera de couleur crème à blanche, grise, violacée, noir, jaune à or. Ces perles sont aujourd’hui les plus belles et les plus chères !

Les perles d’eau douce 

Ces perles sont rarement de bonne qualité. Elles n’ont d’ailleurs plus aucun poids commercial. Elles sont assez rares car la pollution de l’eau les a fait disparaître… Il reste quelques bancs qui se trouvent dans les pays scandinaves, en France ou en Allemagne mais leur pêche y est interdite. Leurs couleurs varient entre crème, blanc, lilas, violet, pêche, rose et bronze. A l’époque du Moyen-Âge, ces dernières avaient beaucoup plus de valeur. D’ailleurs, en Europe, les pêcheries de perles appartenaient strictement aux princes. Les perles pêchées en leurs terres devaient leur être personnellement remises !

Focus sur les perles

Les perles de culture d’eau douce et d’eau salée

Les perles d’eau salée 

Dans les débuts des années 1900, il ne reste que peu de bancs d’huîtres perlières et il devient compliqué de répondre à la demande croissante en perles. C’est donc naturellement que l’homme s’est mis à chercher une solution pour les cultiver en grande quantité ! Le producteur de perles japonais Mikimoto Kôkichi trouva cette solution en 1913. Le principe de la culture est simple : l’homme force des huîtres perlières à produire des perles en introduisant lui-même “l’intrus” dans la coquille. Puis il faut attendre deux à trois ans avant d’en extraire le fruit. Les perles sont pêchées l’hiver quand leur éclat est le plus beau ! Par ailleurs, il existe ensuite plusieurs traitements permettant d’améliorer leur couleur : blanchiment, teinture ou irradiation.

Les perles d’eau douce 

Comme les perles naturelles, les perles d’eau douce sont moins chères que les perles d’eau salée. Elles sont cultivées dans les rivières, bassins et lacs. Une fois de plus, ce sont les japonais qui les cultivent en premier. 

Aujourd’hui, le marché est majoritairement détenu par les Chinois. Ils ont trouvé une astuce pour cultiver les perles très rapidement permettant de les pêcher huit mois après l’introduction de “l’intrus”. Ces perles ont moins de valeur sur le marché car elles sont rarement rondes, leur couche de nacre est très faible et elles sont assez fragiles… La couleur naturelle de ces perles est crème à blanche, rose à pêche, lavande à violette, verte et orangée. Elles ne sont jamais grises ou noires ! Ces deux couleurs sont obtenues par teinture. 

Focus sur les perles utilisées en joaillerie : les perles d’imitation 

Les imitations de perles sont vieilles d’au moins 2 000 ans ! Les Romains les produisaient en verre en les recouvrant de feuilles iridescentes. Plus tard, au Moyen-Âge, sont apparues des recettes “maisons” : blanc d’oeuf, rosée ou bave d’escargot même… Bon appétit !

À la fin du XVIIe siècle, Louis XIV fait fabriquer des perles appelées “perles romaines ». Elles sont en verre soufflé, creuses, enduites à l’intérieur d’essence d’Orient, composée d’écailles de poisson et d’eau… Charmant mélange là aussi. Aujourd’hui, cette technique de verre soufflé existe encore. 

Comment reconnaître une vraie perle ?

Si vous souhaitez savoir si votre perle est une “vraie” ou non, regardez d’abord la qualité de sa surface. S’il s’agit d’une fausse, celle-ci sera nettement moins belle, un peu granuleuse. Vous pouvez aussi ressentir la masse de la perle entre vos doigts, les vraies perles sont assez lourdes, contrairement aux fausses. Enfin, vous pouvez aussi tester la robustesse de la perle… avec les dents ! Mais c’est à éviter… vous risqueriez de la casser ! 

 

Vous avez une perle traîne au fond de votre tiroir ? Qu’elle soit naturelle ou de culture, n’hésitez pas à la faire monter en ravissant pendentif ou bracelet, il fera très bon effet pour l’été ! 

 

Bonne vacances ! 

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