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Coulisses de la fabrication d’une bague de fiançailles sur-mesure

J’aime toujours rappeler à mes clientes qu’elles portent au bout de leur doigt un véritable trésor !

D’abord parce que leur bague est surmontée d’une belle pierre, fine ou précieuse, qui a un coût.

Ensuite, parce que ce bijou accompagne souvent un événement, une occasion qui y ajoute un caractère sentimental. Et ça, vous le savez, ça n’a pas de prix !

Enfin, parce-que derrière la fabrication sur-mesure de cette bague, il y a un véritable travail d’artisan, un savoir-faire inestimable, demandant parfois l’expérience de 3, 4, 5 intervenants et parfois plus !

 

Les croquis d’une rencontre

 

D’abord, il y a une rencontre. La confiance est la base de toute relation. Et plus particulièrement dans cet univers secret et mystérieux de la joaillerie. Aussi, il est donc important d’avoir le temps de passer du temps.
Ce moment est l’occasion de « briser la glace », d’en savoir un peu plus et de cerner les envies de la chanceuse épouse, fiancée, fille…
Au fur et à mesure que les idées apparaissent et surgissent sur la table, les dessins et les formes naissent dans mon esprit. De la rondeur ou de la rigueur ? Du blanc, du jaune ? Du rose? De la légèreté ? De la finesse ? Toutes ces questions doivent à un moment ou à un autre trouver leurs réponses…

Ça y est ! Les idées sont plus claires. Les inquiétudes sont levées, les interrogations dénouées. Il est temps de prendre congé. Les clients repartent enchantés tandis que je me retrouve face à mon bloc.
Il s’agit maintenant de dessiner la personne : son caractère, ses envies, ses rêves, ses couleurs, ses formes et ses passions…tout y passe. Mon meilleur ami : Wikipédia ! Je cherche des symboles, des histoires, des origines… Et puis, la magie opère !
Petit à petit, les idées apparaissent. Structurées. Progressives. Le crayon caresse la feuille avec délicatesse et les traits, désordonnés et grotesques, dévoilent finalement une esquisse de projet. Plus le dessin avance et plus les idées fusent. Il y aura une 2ème proposition ! Non ! Une 3ème, puis une 4ème… Joie de l’imaginaire qui se régale à créer des situations ou des mises en scène !

fabrication sur-mesure : les dessins

Nous y sommes. Quelques heures où quelques jours plus tard, la planche rassemble une série de croquis qui seront présentés à la cliente. Il y a toujours ce moment d’anxiété au départ du mail porteur des maquettes envisagées. Et puis l’attente…interminable, longue et stressante. Ai-je vu juste ou suis-je à côté de la plaque ? La réponse ne se fait heureusement pas souvent attendre. La sonnerie du téléphone retentit pour laisser notre élégante s’exprimer. Ouf ! Elle est conquise ! Ses explications et argumentations déterminent la plupart du temps son choix. Nous sommes fixés !

 

De bague en cire à bague en or

 

L’étape suivante, c’est la fabrication de la cire. Deux méthodes sont utilisées. La cire manuelle ou l’impression 3D.
Pour résumer, je dirais que la cire 3D apporte une vraie valeur ajoutée sur la qualité de détails, de symétrie et de technicité du futur bijou.
La cire manuelle quant à elle permet de travailler des créations simples avec toute « la noblesse traditionnelle » de la joaillerie.
Quoiqu’il en soit, dans les 2 cas, nous obtenons une cire de la forme du bijou final.

Fabrication sur-mesure : cires de la forme du bijou final

Il faut maintenant procéder à la fonte, ou comment transformer cette cire en or. La réponse s’appelle la fonte à cire perdue.
Ce procédé consiste à fabriquer un moule de cette cire. Soit en plâtre, soit en caoutchouc, le moule va épouser la forme et les contours de la cire et devient ainsi l’empreinte du bijou.
Une fois le moule créé, on le place dans un four à induction qui, par l’effet de la chaleur, va permettre à la cire de se désintégrer.
Le métal est alors chauffé jusqu’à sa fusion, tandis que le moule est placé dans une fondeuse. Envoyé sous pression, l’or va alors prendre la place de la cire.
On refroidit l’ensemble en le trempant dans l’eau froide et on obtient alors ce que l’on appelle un brut de fonte.

Dans les coulisses de la fabrication sur-mesure : brut de fonte
Le fondeur a alors terminé son travail. Je récupère le bijou est tout un travail de joaillerie commence. Il consiste à « rattraper » la fonte.

Cette étape est primordiale et permet déjà d’entrevoir le rendu final. A l’aide d’outils spécifiques, le joaillier va nettoyer la fonte en caressant la matière. Aucune partie ne sera oubliée. Il atteindra les ajourages et les petits espaces grâce à des fils qui, par un mouvement de va-et-vient, permettront de dessiner des angles parfaits et de polir les surfaces.

C’est également le moment d’assembler les différents éléments de la bague. En effet, il arrive régulièrement que le bijou soit réalisé en plusieurs morceaux qui, une fois rattrapés, seront alors soudés entre eux.

Le joaillier prépare ainsi l’étape suivante : le sertissage.

étape cruciale de la fabrication sur-mesure : l'assemblage avant sertissage

 

Le sertissage, l’étape clés d’une bague de fiançailles sur-mesure

 

Il existe beaucoup de manière de sertir une pierre. Voici, pour vous éclairer, les principaux types de sertis couramment utilisés:

 

1) Le serti griffe

La plupart du temps utilisé pour mettre en valeur une pierre de centre, le serti griffe consiste à loger la pierre dans un chaton (une espèce de cage en or légèrement conique) dont les extrémités supérieures (les griffes) seront rabattues sur le dessus de la pierre.
Ainsi, elle est maintenue de tous côtés tout en offrant à son propriétaire une vision très épurée de sa gemme. En contemplant le bijou du dessus, seules les griffes (de 3 à 8), discrètes, seront visibles.

Le sertissage : étape clés de la fabrication sur-mesure

2) Le serti clos

Ce moyen de sertissage permet, par-exemple, de protéger le feuilleti d’une pierre, comme une émeraude par exemple. Il consiste à ceinturer la gemme dans le métal, en le rabattant tout autour à l’aide d’une marteleuse.
Evidemment, la création d’un serti clos empiète légèrement sur la surface de la pierre et donc, sur sa visibilité. Il est donc plus approprié sur des pierres importantes.
Il existe 2 types de serti clos: “à fond ouvert” ou “à fond fermé”.
Le 2ème était très répandu au XIXème siècle pour “donner l’illusion de”. Il suffisait alors de prendre un morceau de verre taillé et de glisser entre la pierre et le fond métallique une feuille de la couleur souhaitée. Ainsi, le verre incolore prenait la couleur recherchée avec l’impossibilité à son propriétaire de déceler la supercherie!
Le 1er, quant à lui, est aujourd’hui couramment utilisé et…plus question de duper le client!

 

3) Le serti grains

Utilisé principalement pour les pavages de petites pierres, il consiste, à l’aide d’une échoppe, à pousser des grains de métal sur le feuilletis de la pierre en formant des “mini griffes”. Ainsi, elle est extrêmement bien maintenue.

 

4) Le serti rail

Le serti rail consiste à positionner les pierres de même diamètre/largeur entre 2 rails dont on va rabattre le métal au-dessus et en-dessous. On utilise notamment cette technique pour les alliances pavées de princesses (diamants carrés). Les pierres sont ainsi positionnées côte à côte. On les bloque en rabattant le métal de chaque côté.

 

5) Le serti masse

Même principe que le serti clos à la différence que la table de la pierre sertie masse affleurera la surface du métal. Cela donne l’impression d’une pierre incrustée dans la monture. Elle sera toujours plus ou moins rehaussée dans les autres cas de sertis.

D’autres sertis existent, mais les plus usuels sont là!
Notre sertisseur a enfin achevé sa mission. Les meilleurs d’entre eux font un travail exceptionnel ! Pour reconnaitre la qualité du sertisseur, il suffit par exemple d’observer à la loupe les grains réalisés pour sertir des pierres de pavage. S’ils sont bien ronds et réguliers, alors, notre homme a bien utilisé un perloir, gage de professionnalisme et d’expertise !

 

Les différentes couleurs d’alliage de l’or

 

Notre joyau est presque terminé. Le joaillier récupère la monture sertie. Elle est encore légèrement mate et anguleuse. La presque dernière touche consiste à polir l’ensemble. A l’aide de brosses aux poils de différentes duretés, le polisseur va exercer, là encore, des mouvements de va-et-vient sur la matière. Progressivement, l’or va révéler sa couleur finale et sa douceur !

Est-ce terminé ? Oui, enfin, non ! Disons que cela dépend de la matière utilisée. Si nous avons de l’or jaune, alors oui, c’est terminé !
En revanche, pour l’or blanc, c’est un peu différent. Mais tout d’abord, sachez que l’or blanc et l’or gris sont deux appellations pour le même métal. C’est de l’or pur à 75%, donc jaune, dans lequel on mélange d’autres métaux blancs, comme de l’argent par-exemple. Le problème, vous l’aurez deviné, c’est qu’en mixant beaucoup de jaune avec un peu de blanc, on obtient un or 18k jaunâtre, pas très séduisant, et plutôt mat.
Du coup, pour éviter cette couleur, on trempe le métal dans un bain de rhodium qui, soudainement, se pare d’un blanc éclatant! Mais attention, cette fine couche de rhodium s’estompe avec le temps (de quelques mois à quelques années) et très vite, réapparait l’affreuse couleur jaunâtre!

Les différentes couleurs d'alliage de l'or
Intervient alors une nouvelle dénomination: l’or palladié ! Qu’est-ce que c’est? Souvenez-vous de la composition de l’or blanc: 75% d’or pur pour 25% de métal blanc. Et bien à la place de l’argent, on utilise le palladium, métal blanc, de la famille du platine, réputé pour sa dureté et sa résistance. De plus, il donne à l’or une belle couleur grise. Et bien voilà! On trempe ensuite l’or palladié dans un bain de rhodium pour la brillance et hop! Le tour est joué! On obtient un bijou resplendissant dont la couleur et la brillance dureront bien plus longtemps que l’or blanc basique.

Mais alors: “Et le platine, c’est bien ou pas?” me direz-vous.
Le platine est pur à 95%. C’est un métal naturellement blanc, mais bien plus dense que l’or, donc, plus lourd et donc, plus cher! Et le rendu quant à lui, en comparaison à l’or palladié, est très similaire. Après, c’est une histoire de goût!

 

La première rencontre avec l’objet de vos désirs

 

Enfin, dernier coup de poli…Je dépose délicatement votre bijou sur un tissu de feutre et scrute à la loupe le travail réalisé. Les pierres resplendissent et les couleurs sont sublimes. Suis-je conforme à vos exigences ? Serez-vous satisfaits ? En attendant de la savoir, je le range avec émotion dans son écrin de velours.
Vous serez la dernière phase du processus. La plus exaltante ! L’aboutissement d’un long travail d’exigence et de précision… L’unité de temps n’est plus la seconde, mais la recherche de la perfection…La porte s’ouvre. Vous retrouvez le bureau de notre 1ère rencontre. L’écrin est posé sur la table et semble vous attendre…Impatiente, vous l’ouvrez…

Voici le résultat de la fabrication sur-mesure
Tentée par l’aventure l’Atelier Mähler, nous nous ferons une joie de vous accompagner dans votre projet !

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