Les étapes de fabrication d’une bague sur-mesure27 janvier 2021

D’abord, il y a la rencontre. Indispensable. Une bague sur-mesure n’est pas juste un objet. Elle doit révéler une partie de votre histoire et dévoiler votre caractère et vos envies…Elle est le reflet scintillant et coloré de ce que vous avez de plus précieux : votre cœur. 

Étapes de fabrication d’une bague sur-mesure : la rencontre

Ainsi, chez L’Atelier MÄHLER, on commence par vous accueillir au bureau, avec un sourire, un café et surtout beaucoup de simplicité. La vie est déjà tellement compliquée ! Vous laissez donc vos valises à la porte et vous rentrez, légère, pour profiter d’un moment privilégié, juste pour vous. L’objectif : aboutir à la création d’une bague sur-mesure.

Vous avez des idées précises ? Un solitaire diamant ? Où plutôt une bague saphir ? Vous savez donc ce que vous voulez ? Parfait ! La progression de votre création n’en sera que plus rapide !

Vous n’avez aucune idée de ce qui peut vous aller ni même la couleur de votre bijou…une bague de fiançailles en or blanc peut-être ? Vous ne portez pas beaucoup de bijoux et ne maîtrisez pas trop les codes couleurs ? A moins que vous ne préfériez qu’une personne extérieure à votre entourage imagine la monture qui vous irait ? Dans ce cas-là, vous ne vous êtes pas trompée. L’adresse est la bonne. Bienvenue chez L’Atelier MÄHLER.

De nos échanges à bâtons rompus et de votre histoire sortiront des idées, des perceptions, des formes et des nuances. Nous nous quittons alors, vous normalement plutôt satisfaite de cette rencontre et nous, chargés d’une mission sous pression : être à la hauteur !

La première étape de la fabrication de la bague sur-mesure étant terminée, nous plongeons maintenant dans la suivante :

Étape de fabrication d’une bague sur-mesure : L’esquisse de la bague

 

croquis bague

Proposition de gouaché pour une cliente by l’Atelier MÄHLER

 

Commence alors un travail à la fois magnifique et angoissant : traduire en courbes et en croquis ce qui jusque là demeure encore mots et émotions. La gouacheuse est avec moi. Elle est ma main. Je parle et elle dessine. Les croquis apparaissent progressivement. Nous prenons soin de transformer vos expressions et informations en couleurs et mouvements. Votre rigueur devient anguleuse tandis que votre job de responsable de com se pare d’originalité et de légèreté. Vos yeux bleus se reflètent désormais dans un centre céruléen à moins qu’azur et clarté n’apparaissent comme évidence…

Cette phase est d’autant plus importante dans le processus de création sur-mesure de votre bague qu’il s’agit là d’ordonner et de canaliser des idées artistiques. En effet, entre “le délire de l’artiste” et la réalisation technique de votre joyau, il y a parfois un monde! C’est la mission de la dessinatrice!

Après des heures de réflexions et parfois même des recherches historiques, cinq ou six dessins vous seront présentés. Moment de vérité ; nous retenons notre  souffle…En direct ou par message, le retour se fait rarement attendre. Ouf ! Vous êtes séduite ! Vous nous confiez souvent que vous y retrouvez une période de votre vie, un événement, une couleur qui vous correspond…On peut éventuellement rectifier un galbe, une ligne et finalement, le croquis est validé ! En avant !

 

Étapes de fabrication d’une bague sur-mesure : Choisir sa pierre centrale

 

choix des pierres saphir spinelle spahir jaune

Saphir, spinelle gris ou saphir jaune ?

 

Arrive alors le choix de la pierre…En fonction de votre budget annoncé dès nos premiers échanges, nous vous en proposons trois. Pourquoi trois? Parce-que moins, vous vous diriez que le choix est un peu léger et qu’au-delà, vous nous reprocheriez de semer la confusion dans votre esprit !

A cette étape importante, et bien que nos conseils vous accompagnent, vous êtes seules à faire le choix du centre. La pierre doit « vous taper dans l’œil ». Sa beauté est en partie subjective et nous ne pouvons remplacer votre perception du beau. Laissez simplement parler votre cœur. Ecoutez-le ; il vous dira laquelle choisir !

Néanmoins, vous savez probablement que l’on privilégiera les pierres précieuses aux pierres fines pour réaliser  une bague de fiançailles. Pourquoi? Car s’il y a bien une bague qui doit résister aux affres du temps et aux chocs involontaires (bien sur!) qui lui seront infligés, c’est celle-ci! Et la particularité des pierres précieuses, c’est qu’elles sont…dures! Sur une échelle relative allant de 1 à 10, elles caracolent en tête du peloton avec un 10 pour le diamant, un 9 pour les corindons, c’est à dire les saphirs et les rubis et un 8 pour les béryls, dont font partie les tendres émeraudes.

C’est grâce à cette caractéristique précieuse qu’elles traversent le temps, qu’elles se transmettent de mamans et filles, de grands-mères en petites-filles, de générations en générations. Le reste n’est qu’une question de sensibilité. Certaines choisiront le saphir pour la profondeur de son bleu, d’autres le rubis et la passion qu’il évoque, l’émeraude, le diamant aussi… A ce titre, et si vous souhaitez en savoir un peu plus sur le choix des pierres, nous vous encourageons à lire l’article suivant : Au secours ! Quelle pierre pour ma bague de fiançailles ?

Ça y est ! Vous avez choisi votre pierre ! Félicitations ! Votre bague sur-mesure va pouvoir avancer ! Je veux dire…concrètement ! L’étape suivante va commencer !

 

La modélisation 3D – une étape incontournable

Bague de fiançailles en fabrication étape de la modélisation

Réalisation de la modélisation 3D

 

Nous avons le dessin; nous avons également la pierre. Nous allons donc pouvoir modéliser votre projet de bague sur-mesure.

A partir des dimensions exactes de la pierre de centre que vous aurez choisie et de votre tour de doigt, nous allons reproduire le dessin en fonction de ses côtes. C’est une phase très complexe car la pierre définitive n’a jamais la même forme que celle du gouaché que nous vous avons transmis. Il faut donc ré interpréter votre bague en reproduisant les courbes et les formes, les fuites, les espaces et la légèreté. Notre seule obsession : l’élégance.

Votre bague sur-mesure est un joyau : elle se doit de refléter vos attentes, tant en termes d’esthétisme que de finesse. 

Ainsi, une première version vous sera proposée. Elle a pour vocation à valider avec vous les formes générales de votre monture, le galbe de ses courbes, le mouvement de ses anneaux, leur largeur aussi, la position de la pierre par-rapport à son entourage, le mouvement d’une feuille…Aucun détail n’est oublié. Nous la voulons parfaite. 

Votre accord est parfois précédé de questions, de remarques que nous prenons soin de prendre en compte. Une réponse vous est toujours apportée et nous nous assurons de votre compréhension. Notre graphiste quant à lui interprète avec nous vos remarques et les éventuelles modifications demandées. Les anneaux de  la “3D” se parent ensuite de leurs pierres de pavage et de la couleur de l’or choisi. Votre bague sur-mesure vous semble maintenant plus concrète ! Vous réussissez à vous projeter et son rendu réel vous met dans un état d’excitation très touchant !

Nous avons votre “go” pour continuer, alors en avant !

 

Étape de fabrication d’une bague sur-mesure : La cire

 

Fabrication-sur-mesure-Atelier-Mäher-Paris-joaillier1

Après la modélisation 3D… vient la fabrication de la cire.

 

L’étape suivante, c’est la fabrication de la cire. Deux méthodes sont alors utilisées. La cire manuelle ou l’impression 3D. Pour résumer, je dirais que la cire 3D apporte une vraie valeur ajoutée sur la qualité de détails, de symétrie et de technicité de votre future bague sur-mesure. La cire manuelle quant à elle permet de travailler des créations simples avec toute « la noblesse traditionnelle » de la joaillerie. Quoiqu’il en soit, dans les 2 cas, nous obtenons une cire de la forme du bijou final.

Il faut maintenant procéder à la fonte, ou comment transformer cette cire en or. La réponse s’appelle la fonte à cire perdue. Ce procédé consiste à fabriquer un moule de cette cire. Soit en plâtre, soit en caoutchouc, le moule va épouser la forme et les contours de la cire et devient ainsi l’empreinte de votre bague sur-mesure. Une fois le moule créé, on le place dans un four à induction qui, par l’effet de la chaleur, va permettre à la cire de se désintégrer. Le métal est alors chauffé jusqu’à sa fusion, tandis que le moule est placé dans une fondeuse. Envoyé sous pression, l’or va alors prendre la place de la cire. On refroidit l’ensemble en le trempant dans l’eau froide et on obtient alors ce que l’on appelle un brut de fonte. Le fondeur a alors terminé son travail. Nous récupérons votre joyau et tout un travail de joaillerie commence. Il consiste à « rattraper » la fonte.

Cette étape est primordiale et permet déjà d’entrevoir le rendu final. A l’aide d’outils spécifiques, notre chef d’atelier va nettoyer la fonte en caressant la matière.  Aucune partie ne sera oubliée. Il atteindra les ajourages et les petits espaces grâce à des fils qui, par un mouvement de va-et-vient, permettront de dessiner des angles parfaits et de polir les surfaces. C’est également le moment d’assembler les différents éléments de la bague. En effet, il arrive régulièrement que le bijou soit réalisé en plusieurs morceaux qui, une fois rattrapés, seront alors assemblés par soudures entre eux.

L’étape suivante de la bague sur-mesure se prépare : le sertissage.

 

Étape de fabrication d’une bague sur-mesure : Le sertissage

 

Il existe beaucoup de techniques de sertissage. Un artisan est responsable de cette mission : le sertisseur. 

En fonction du type de pierres, de la place dont il dispose, du métal aussi, il va adapter ses grains, affiner les griffes de la pierre de centre et aiguiser son filet. Pour reconnaître la qualité du sertisseur, il suffit par exemple d’observer à la loupe les grains réalisés pour sertir des pierres de pavage. S’ils sont bien ronds et réguliers, alors, notre homme a bien utilisé un perloir, gage de professionnalisme et d’expertise ! Et votre bague sur-mesure n’en sera que plus belle et aboutie ! Ce sont les détails qui font la différence !

Les dernières étapes : Le polissage, rhodiage et fin!

Fabrication-bague-sur-mesure-Atelier-Mähler-polissage

Polissage d’une bague, une des dernières étapes.

 

Votre bague sur-mesure est presque terminée. Nous récupérons la monture sertie et l’apportons à notre atelier. Elle est encore légèrement mate et anguleuse. La presque dernière touche consiste à polir l’ensemble. A l’aide de brosses aux poils de différentes duretés, le polisseur va exercer, là encore, des mouvements de va-et-vient sur la matière. Progressivement, l’or va révéler sa couleur finale et sa douceur !

Est-ce terminé ? Oui, enfin, non ! Disons que cela dépend de la matière utilisée. Si nous avons de l’or jaune, alors oui, c’est terminé ! En revanche, pour l’or blanc, c’est un peu différent. 

Mais tout d’abord, sachez que l’or blanc et l’or gris sont deux appellations pour le même métal. C’est de l’or pur à 75%, donc jaune, dans lequel on mélange d’autres métaux blancs, comme de l’argent par-exemple. Le problème, vous l’aurez deviné, c’est qu’en mixant beaucoup de jaune avec un peu de blanc, on obtient un or 18k jaunâtre, pas très séduisant, et plutôt mat.

Du coup, pour éviter cette couleur, on trempe le métal dans un bain de rhodium qui, soudainement, se pare d’un blanc éclatant! Mais attention, cette fine couche de rhodium s’estompe avec le temps (de quelques mois à quelques années) et très vite, réapparaît l’affreuse couleur jaunâtre ! Intervient alors une nouvelle dénomination: l’or palladié! Qu’est-ce que c’est ? Souvenez-vous de la composition de l’or: 75% d’or pur pour 25% de métal blanc. Et bien à la place de l’argent, on utilise le palladium, métal blanc, de la famille du platine, réputé pour sa dureté et sa résistance. De plus, il donne à l’or une belle couleur grise. Et bien voilà! On trempe ensuite l’or palladié dans un bain de rhodium pour la brillance et hop ! Le tour est joué ! On obtient un bijou sur-mesure resplendissant dont la couleur et la brillance dureront bien plus longtemps que l’or blanc basique. Mais alors: « Et le platine, c’est bien ou pas? » me direz-vous. Le platine est pur à 95%. C’est un métal naturellement blanc, mais bien plus dense que l’or, donc, plus lourd et donc, plus cher ! Et le rendu quant à lui, en comparaison à l’or palladié, est très similaire. Après, c’est une histoire de goût !

Enfin, dernier coup de poli…

Nous déposons délicatement votre bague sur-mesure  sur un tissu de feutre et scrutons à la loupe le travail réalisé. Les pierres resplendissent et les couleurs sont sublimes. Sommes-nous conformes à vos exigences ? Serez-vous satisfaits ? En attendant de la savoir, nous le rangeons avec émotion dans son écrin de velours.

Vous serez la dernière phase du processus. La plus exaltante ! L’aboutissement d’un long travail d’exigence et de précision… L’unité de temps n’est plus la seconde, mais la recherche de la perfection…La porte s’ouvre. Vous retrouvez le bureau de notre rencontre. L’écrin est posé sur la table et semble vous attendre… Impatiente, vous l’ouvrez…

Tentée par l’aventure de l’Atelier Mähler, nous nous ferons une joie de vous accompagner dans votre projet !

 

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